Agriculture

Production céréalière : un record en perspective

Presque 100 millions de quintaux selon les premiers pronostics du ministère de l’agriculture. L’année 2020, la sécheresse a réduit la production annuelle moyenne de plus de 50%, ce qui a aggravé les effets de la crise sanitaire. Cette année, la conjoncture s’annonce plus favorable pour concentrer les efforts dans le combat contre le Covid.


La production céréalière devrait battre un record cette année. La hausse devrait être de 206% par rapport à 2019-2020. En moyenne, sur les cinq dernières années, l’augmentation devrait être de 55%. C’est aussi le cas de la plupart des autres cultures. Les pluies printanières sont favorables à l’arboriculture fruitière et aux parcours.

La superficie cultivée dédiée cette année aux céréales représente presque 50% de la superficie agricole utile (9 millions d’hectares). Le blé tendre, céréale la plus importée, représente la moitié des 100 millions de quintaux prévus cette année, suivie de l’orge et du blé dur, avec presque 25% chacun.

Lire aussi| Sanlam va acquérir une participation supplémentaire de 22,8% dans Saham Assurance Maroc

Avec une croissance de plus de 18% de la valeur ajoutée agricole, le PIB agricole devrait dépasser les 130 MMDH, soit presque 13% du PIB global. Par ailleurs, compte tenu du renchérissement des cours des produits agricoles à l’international, la croissance céréalière exceptionnelle permettra de conforter la balance commerciale et d’atténuer l’érosion des réserves due principalement à la baisse des devises provenant du tourisme international. En effet, le prix de la tonne de blé tendre a grimpé de + 15% en un an, à 275 dollars la tonne, malgré la croissance de la production mondiale de blé qui devrait atteindre cette année un record de 774 millions de tonnes, soit + 1,8% par rapport à l’année précédente. Le prix du maïs pour lequel le Maroc est un grand importateur a connu une hausse de 44%. Cette hausse s’explique surtout par la forte croissance de la demande de la Chine qui renouvelle son cheptel récemment affecté par une peste, une offre mondiale resserrée, et une production américaine qui s’annonce moins favorable. Le prix de soja aussi a explosé de presque 53% au cours du 1er trimestre 2021, atteignant 581 dollars la tonne. Et la hausse exceptionnelle des coûts du fret n’arrange pas les choses. En ces temps covidiens, nourrir la population est devenue une priorité stratégique de tous les Etats.

Lire aussi| Habitat et Urbanisme : Nouzha Bouchareb signe plusieurs conventions avec les acteurs de la région Fès-Meknès

 
Article précédent

Sanlam va acquérir une participation supplémentaire de 22,8% dans Saham Assurance Maroc

Article suivant

Avec l’usine de Oujda, l’ONDA cherche à diversifier ses sources de revenus