Conseil de Gouvernement

Programme gouvernemental : les principaux axes du bilan d’étape

Le chef du gouvernement Saâdeddine El Otmani a présenté, hier devant les deux chambres du parlement, le bilan d’étape de l’action gouvernementale 2017-2021, avec un résumé des principaux axes.


Le renforcement des valeurs de probité, la réforme de l’administration et l’instauration d’une bonne gouvernance sont des priorités transversales pour assurer la réussite des différents chantiers et réformes, a souligné, lundi à Rabat, le chef du gouvernement, Saâd Dine El Otmani.

Le renforcement de la transparence et à la lutte contre la corruption, par le biais de la mise en œuvre de la stratégie nationale en la matière et la création du Comité national dédié à cet effet figurent parmi les principaux axe du programme.

Le gouvernement s’emploie, également, à mettre en œuvre les recommandations de la Cour des comptes au sujet de la lutte contre la corruption et à assurer le suivi des rapports de l’ensemble des inspections générales des départements gouvernementaux, rappelant le numéro vert mis à la disposition des citoyens pour dénoncer la corruption, comme l’une des actions les plus importantes dans ce domaine.

Le chef de l’exécutif a, dans le même sens, évoqué la création de la Commission nationale de la commande publique, en tant qu’acteur clé dans l’amélioration de la gouvernance et la mise en place des principes de transparence et d’égalité entre les concurrents dans les marchés, citant l’adoption par le gouvernement de la loi 31.13 relative au droit du citoyen à accéder à l’information auprès de toutes les administrations et institutions publiques.

Le gouvernement a également œuvré pour l’adhésion du Maroc à l’initiative de partenariat pour le gouvernement ouvert, en avril 2018, en élaborant un plan d’action de cette initiative pour la période 2018-2020, en suivant sa mise en œuvre à travers une plateforme numérique et en mobilisant les différents partenaires concernés, a-t-il fait valoir, ajoutant que de ce fait, l’indice de perception de la corruption a gagné 17 places en deux années consécutives.

Au sujet du renforcement de l’efficacité et de l’efficience des politiques publiques, la consolidation de la bonne gouvernance et la poursuite de la réforme des finances publiques, le chef du gouvernement a expliqué que le Maroc a adopté depuis plus de deux décennies une planification stratégique et sectorielle, insistant sur la nécessité d’assurer la mise en œuvre, l’harmonisation et l’intégration optimales de ces stratégies et programmes.

S’agissant de l’évolution de la gouvernance des institutions publiques et de la régularité de leurs mécanismes de gouvernance, il a évoqué la poursuite de la mise en œuvre de la loi organique n°130.13 relative à la loi de finances, notamment en matière de simplification des procédures et de justice fiscale.

124,6 milliards pour booster l’investissement

En ce qui concerne le soutien à l’entrepreneuriat et la stimulation de l’investissement, El Otmani a rappelé que le gouvernement a approuvé 119 projets de convention d’investissement, d’un montant global de 124,6 MMDH. Il a souligné, dans ce sens, que le gouvernement a intensifié ses efforts en vue de renforcer la compétitivité de l’économie nationale et sa capacité à relever les défis de la mondialisation, faisant observer l’évolution positive de la plupart des indicateurs économiques et financiers, tout en maintenant l’amélioration des équilibres économiques et ce, en dépit de la conjoncture internationale, marquée par des tensions géopolitiques, le ralentissement de la croissance dans la zone euro et la volatilité persistante des prix du pétrole dans les marchés internationaux.

El Otmani a par ailleurs réitéré la volonté du gouvernement de diversifier ses partenaires économiques, de s’ouvrir sur de nouveaux marchés et de s’orienter davantage vers la coopération Sud-Sud, notamment à travers l’édification de nouveaux marchés d’investissement en Afrique, ajoutant que les résultats des réformes et des actions administratives dans le domaine de la compétitivité de l’économie nationale et de l’amélioration du climat des affaires ont été traduites, principalement, par le progrès réalisé au niveau du classement Doing Business de la Banque Mondiale, le Maroc passant ainsi de la 75è place en 2016 à la 60è en 2019, avec comme objectif d’intégrer le top 50 à l’horizon 2021.

Ces réformes, poursuit le chef du gouvernement, ont permis également de réaliser une augmentation soutenue de 55% au niveau des flux d’investissements directs étrangers (IDE) entre 2016 et 2018, pour atteindre un total de 8,32 MMDH, ce qui illustre la confiance dont jouit le Maroc et son économie auprès des investisseurs et fait du Royaume le pays africain le plus attractif pour les investissements étrangers.

Dans ce sens, El Otmani a souligné que le gouvernement s’est fixé des objectifs en matière de modernisation du système de soutien dédié aux entreprises et de promotion des investissements et ce, notamment à travers le lancement du chantier stratégique visant la réforme des centres régionaux d’investissement (CRI), la mise en place des stratégies pour améliorer le climat des affaires, la promotion de l’emploi et l’insertion professionnelle, par le biais de l’activation du plan national de promotion de l’emploi « Moumk’In », ainsi que la consolidation du développement industriel via le renforcement du secteur industriel national et la mise en œuvre du plan régional d’accélération industrielle.

Le chef du gouvernement a également indiqué que la stratégie du plan d’accélération industrielle (PAI) à l’horizon 2020 a atteint un taux d’avancement de 81%, en particulier sur le volet de l’emploi, citant à cet égard la création de 405.496 postes d’emploi dans le secteur industriel. Il a également mis en avant la contribution du PAI dans l’augmentation du taux annuel des exportations de l’ordre de 10%, dans le soutien du processus de transformation structurelle du tissu industriel et le renforcement de sa compétitivité, faisant ainsi du Royaume une destination de choix pour des industries à forte valeur rajoutée, à l’image de l’automobile et de l’aéronautique.

Dans le secteur automobile, en effet, le Maroc a continué d’attirer des constructeurs mondiaux de renom, ce qui lui a permis de porter sa capacité de production à 700.000 voitures annuellement, tout en augmentant le volume des exportations à 65 MMDH en 2018, dépassant ainsi des secteurs traditionnels pour le Royaume comme les phosphates et faisant du Maroc le premier producteur de voitures en Afrique, avec un taux d’intégration locale évalué à 50,5%, a-t-il fait savoir, ajoutant que l’objectif escompté est d’atteindre une capacité de production d’un million de voiture annuellement à l’horizon 2022.

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