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Qui est José Manuel Albares, le nouveau fer de lance de la diplomatie espagnole ?

La cheffe de la diplomatie espagnole Arancha Gonzalez Laya, fortement critiquée par les milieux politiques espagnols pour sa gestion de plusieurs dossiers sensibles dont particulièrement la récente crise diplomatique avec le Maroc liée à l’hospitalisation en Espagne de Brahim Ghali, le chef du Front Polisario, a été remplacée par José Manuel Albares, l’actuel ambassadeur d’Espagne à Paris. Qui est vraiment ce diplomate de carrière, proche du président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, et qui a étudié à l’école américaine de Tanger ? Sa nomination est-elle un signal envoyé au Maroc ?


L’enquête en Espagne qui a pointé du doigt la responsabilité d’Arancha González Laya, pour avoir donné l’ordre aux autorités en charge de la surveillance des frontières de laisser passer le chef du Polisario Brahim Ghali, a fini par éjecter la cheffe de la diplomatie espagnole du gouvernement.

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, a annoncé, hier samedi 10 juillet, un profond remaniement ministériel, marqué particulièrement par le départ forcé de la controversée ministre des Affaires étrangères, de l’UE et de la coopération, Arancha Gonzalez Laya, fortement critiquée pour sa gestion de la récente crise diplomatique avec le Maroc liée à l’hospitalisation en Espagne de Brahim Ghali.

Dans le cadre de ce remaniement ministériel qui a touché sept départements, José Manuel Albares Bueno a ainsi remplacé Arancha Gonzalez Laya. Qui est vraiment ce diplomate de carrière, proche du président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez ?

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Jusqu’à ce samedi 10 juillet, le nouveau ministre espagnol des Affaires Etrangères, 49 ans, occupait le poste d’ambassadeur d’Espagne en France. Pourtant, rien ne  prédestinait José Manuel Albares, né dans un quartier ouvrier de Madrid, à conduire la diplomatie de son pays.

Jusqu’à sa nomination en tant qu’ambassadeur d’Espagne à Paris, il a occupé le poste de secrétaire général aux Affaires internationales, Union européenne, G20 et Sécurité globale au sein de la Présidence du gouvernement. Il a été le sherpa du président du gouvernement aussi bien à l’Union européenne qu’au G20.

Tout au long de son parcours professionnel, il a été consul général d’Espagne en Colombie, conseiller culturel à l’ambassade d’Espagne à Paris et a été affecté à la représentation permanente de l’Espagne auprès de l’OCDE, période pendant laquelle il a été élu vice-président du Comité d’aide au développement (CAD).

Né en 1972 dans un quartier ouvrier à Madrid, tous ceux qui le connaissent disent qu’il doit son ascension grâce à ses efforts et son dévouement, selon la presse espagnole.

 José Manuel Albares a d’abord étudié au lycée à Boston (États-Unis) en profitant d’une bourse avant de passer une année à l’école américaine de Tanger où il sort major de sa promotion.

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Il a choisi l’Université de Deusto où il décroche une maîtrise en droit et un diplôme en sciences de l’entreprise. Il y rencontre celle qui deviendra par la suite son épouse, la juge Hélène Davo, actuelle conseillère de justice du Président français Emmanuel Macron.

Le nouveau chef de la diplomatie espagnole, est également diplômé du cours de défense nationale du CESEDEN (Centre supérieur d’études de la défense nationale) et expert en gestion culturelle à l’étranger (Université Carlos III de Madrid).

Militant du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) de base depuis sa majorité, il a rencontré Sánchez et a lié son destin au sien depuis 2015 avec une foi aveugle en celui qui aspirait alors à la présidence du gouvernement. C’est pourquoi, dit-on en Espagne, il espérait être nommé ministre des Affaires étrangères.

D’ailleurs pour Sánchez, il a accepté de quitter son poste de conseiller culturel à Paris, où il vivait avec sa femme et ses quatre enfants, pour accepter le poste de secrétaire général des Affaires internationales.

Mais en février 2020, Sánchez va lui permettre de rejoindre la capitale française en le nommant ambassadeur d’Espagne à Paris.

Homme de confiance du président du gouvernement espagnol, ce dernier n’a pas cherché loin pour donner un coup d’accélérateur à la politique étrangère du pays et retrouver un climat de confiance avec le Maroc.

Parfait francophone, le nouveau ministre espagnol des Affaires Étrangères va inscrire le rétablissement dialogue entre Madrid et Rabat parmi les premières priorités, pronostiquent des observateurs espagnols.

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