Société

Qui est Leïla Slimani, Prix Goncourt 2016 ?

Le prix Goncourt 2016 a été décerné cette année à la Franco-Marocaine, Leïla Slimani pour son roman « Chanson douce », paru aux éditions Gallimard. Avec ce deuxième livre, Leïla Slimani rejoint les rares femmes figurant au palmarès du Goncourt. Dans son récit, l’auteure plonge le lecteur dans une histoire de meurtre, commis par une nounou pleine de secrets sur deux enfants, sur fond d’une famille qui implose et de parents victimes de leurs carrières professionnelles.


Mais qui est Leila Slimani ?

Fille d’un grand commis de l’Etat marocain, son père Othman slimani, Lauréat de la prestigieuse Inspection Générale des Finances ; de 1977 à 1979, il est secrétaire d’État chargé des Affaires économiques dans le gouvernement d’Ahmed Osman. De 1979 à 1993, il est PDG du Crédit immobilier et hôtelier (CIH). Lorsque d’importantes malversations sont révélées par une Commission d’enquête en 2001, il est injustement mis en cause. Contrairement à d’autres cadres de la banque, il demeure au Maroc et affronte la justice. Tombée dans une grande dépression, il décède d’un cancer du poumon avant la fin du processus judiciaire. En janvier 2010, le jugement en appel l’acquitte de toutes les accusations.

Leila a quitté le Maroc à 17 ans après avoir décroché son bac au lycée français de Rabat. Elle juge qu’elle ne pourrait pas être heureuse au Maroc, pays où les femmes, dit-elle, sont «obligées de vivre dans le mensonge perpétuel». «Je ne veux pas avoir peur parce que je porte une jupe dans la rue, parce que je monte seule dans un taxi ou parce que je fume une cigarette pendant le ramadan.» En janvier, elle sortira «Sexe et mensonge», un essai journalistique consacré à la «misère sexuelle dans le Maghreb».

Dans une école de commerce, elle fait la connaissance de Christophe Barbier, qui lui propose un stage à «l’Express». Elle devient journaliste, puis entre à «Jeune Afrique». Elle trouve le métier «dur et chronophage».

Son mari est banquier. Elle a eu un enfant avec lui en mai 2011. En 2012, elle démissionne de «Jeune Afrique» pour se consacrer à l’écriture, tout en gardant un pied dans le journal comme pigiste. En 2014, elle sort son premier roman chez Gallimard, sous le titre «Dans le jardin de l’ogre».

 
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