Distribution

RADEEMA, une «succes story» d’un service public

Un service public qui se distingue tant au niveau de sa gouvernance que d’innovation. La Régie Autonome de Distribution d’Eau et d’Electricité de Marrakech (RADEEMA) se veut comme un modèle en la matière. par Reda bensaoud


En tant qu’acteur public, la RADEEMA est plus qu’engagée pour la COP22. La Régie y présente ses projets et son savoir-faire qui sont en phase par rapport aux actions émanant directement du protocole de Paris. Certifiée par les Nations Unies et fer de lance de la Régie, la Station d’épuration des eaux usées (STEP) s’intègre parfaitement dans la logique d’adaptation au changement climatique. Premier du genre au niveau du continent africain, ce projet, inauguré en décembre 2011 par S.M. le Roi Mohammed VI et qui a mobilisé un investissement de 1,23 milliard de dirhams, s’insère dans le grand programme de traitement et de réutilisation des eaux usées destiné notamment à impulser la politique nationale en matière de sauvegarde de l’environnement et de la préservation des ressources hydriques.
Et d’ajouter que d’autres projets sont en perspective, dont celui relatif au séchage solaire des boues épurées qui coûtera près de 145 millions de DH et constituera la plus grande entité au monde du genre, ou encore celui de l’extension de la STEP pour un montant de 246 millions de DH et qui permettra d’accroître sa capacité de traitement de 35% pour qu’elle puisse couvrir jusqu’à 2030. Sur ce point, l’extension de la STEP permettra de mobiliser les eaux traitées pour les réutiliser comme étant des eaux renouvelables pour l’arrosage des espaces verts des golfs. Un projet cible environ 19 complexes golfiques situés dans le périmètre immédiat de la Régie. Actuellement, 8 golfs bénéficient déjà de ce système. Ce projet constitue un modèle type pour un partenariat public/privé du « Win-Win » pour les deux parties. Une démarche opportuniste plus qu’obligatoire. A titre d’illustration, au niveau du montage financier du projet, une partie a été prise en charge par la RADEEMA avec l’appui de l’Etat, tandis que la seconde partie qui constitue l’investissement nécessaire pour mobiliser les réseaux jusqu’aux golfs, a été financée intégralement par les promoteurs golfiques. En phase d’exploitation, les coûts sont répercutés sur le prix de vente de l’eau.
Aujourd’hui, la RADEEMA a pu franchir une étape importante dans son développement. Elle a pu faire des choix judicieux par rapport au choix de son mode de gouvernance, de stratégie, mais également de la sophistication des outils de travail.

 
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