Economie

Ramadan : Les hôteliers s’adaptent


Les hôteliers qui ont souffert durant toute l’année d’une conjoncture difficile peuvent-ils espérer une petite embellie avec le retour massif des Marocains résidents à l’étranger (MRE) ?

Comme le Ramadan 2013 coïncide avec l’été, nombreux sont les MRE qui ont choisi de passer leurs vacances au Maroc pour partager les moments de piété et retrouver les veillées conviviales et une ambiance familiale. Difficile donc pour les hôteliers d’inciter cette clientèle à allier tourisme et visite familiale.

Pourtant, ce ne sont pas les offres généreuses qui manquent : le marketing qu’appliquent certains établissements propose souvent la gratuité pour les enfants de moins de 12 ans, ou des tarifs promotionnels en demi-pension, comprenant le ftour ou le dîner. Mais plutôt que des clients réguliers, les MRE constituent une clientèle d’appoint pour les hôteliers des villes de transit, comme Casablanca, Tanger ou encore Marrakech : ils séjournent quelques jours dans des établissements, avant de retrouver leurs familles. Les MRE forment une cible à part pour le secteur touristique national; il s’agit de jeunes générations, dont les hôteliers tiennent compte dans leurs business plan. Ils consomment les produits touristiques, de restauration et de loisirs classiques, mais sont toujours plus demandeurs d’offres et de promotions. Saïd Mouhid, le directeur du Conseil régional du Tourisme de Casablanca, n’est pas inquiet pour la période estivale. « Casablanca est un point de croisement, de passage presque systématique pour les MRE. Casablanca est à la croisée de toutes les autoroutes, et est la première porte d’entrée au Royaume avec l’aéroport Mohammed V. 70% des MRE vont séjourner en moyenne entre trois jours et une semaine à Casablanca, l’hôtellerie de la ville n’est donc pas en reste », dit-il. En effet, Casablanca est la capitale du shopping du Royaume. Elle est également une destination culturelle de premier choix grâce à la monumentale mosquée Hassan II. Mais difficile d’en dire autant pour des stations telles qu’Agadir ou Marrakech, qui bénéficient normalement du tourisme à la fois local et international ; cet été les hôteliers comptent surtout sur les arrivées internationales à partir du 10 août, pour compenser le calme plat qu’ils redoutent pendant la période du mois sacré. 

Quoiqu’il en soit, une chose est sûre pour les hôteliers : leur business ne sera pas impacté pendant la première semaine de juillet et les trois dernières du mois d’août. 

 
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