L'édito

Rassurer

Dans une interview exclusive du directeur général de l’ANAPEC à paraître demain dans la version électronique de Challenge, celui-ci se veut rassurant face au désastre. Il évoque quelques secteurs qui continueront à recruter, des niches auto-entrepreneuriales ou peut-être le recours du marché international de l’emploi, sans nier que les tensions sur le marché de l’emploi sont très pressantes.


Au-delà, il faut poser les défaillances structurelles du marché du travail. Le Maroc se doit de le fluidifier, s’il veut apporter une réponse pérenne à la problématique du chômage. Parce que le dialogue social ne fonctionne pas, des projets qui sont là depuis des décennies n’avancent pas. Pourtant tout le monde sait qu’un environnement législatif plus ouvert, soutenu par une protection sociale plus renforcée, permettrait des relations sociales encourageantes pour l’emploi. C’est une problématique que nous devons régler en ce temps de crise, avec un taux de chômage record.

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Le discours Royal devant le Parlement a d’ailleurs réitéré l’importance de la protection sociale, y compris une allocation chômage. Ce discours a mis en lumière les autres déficits, en particulier en termes de gouvernance. Nous sommes devant un projet de société dont la cohérence doit être la colonne vertébrale. L’exécutif et le législatif doivent se mettre au diapason pour permettre au Maroc de sortir de la crise plus fort, mieux armé et à la démocratie sociale d’être plus vivante, donc plus proche des gens et suscitant leur adhésion, c’est tout l’enjeu des prochaines semaines.

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Ce samedi, la journée mondiale de lutte contre la misère est célébrée. Le Maroc en fait un axe stratégique de ses politiques publiques. L’assurance médicale universelle est un exemple de ces politiques. Ce n’est pas un enjeu facile à atteindre. Mais si le but est atteint, il permettrait de résoudre la question du financement de la santé publique et donc l’amélioration de ses performances et d’assurer la justice sociale, dont c’est un chantier fondamental. Tous ces chantiers sont à la fois structurants et urgents. Nos dirigeants doivent s’y atteler tout en gérant les effets du Covid-19.

 
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