Flash-ecoMonnaie

Régime de change : les analyses de Euler Hermes

L’information est une variable stratégique pour tous les acteurs de l’économie qui ont à prendre des décisions en matière d’exportation et d’investissement. C’est la raison qui a poussé Euler Hermes, leader mondial de l’assurance-crédit, à livrer à ses clients ses analyses quant à la récente flexibilisation du dirham.


Depuis le 15 janvier 2017, le taux de change du dirham marocain peut dorénavant fluctuer quotidiennement à l’intérieur d’une bande de 2.5% par rapport au cours officiel, qui reste fixé au regard d’un panier (pondéré à 60% en euro et à 40% en dollar).

Selon Euler Hermes, ce changement devrait induire deux conséquences. Premièrement, cette fluctuation exposera de manière plus importante les entreprises marocaines aux risques de change. Auparavant, la fixité du dirham contre son panier de devises donnait l’impression erronée de l’absence de risque de change, d’où une sous-utilisation des solutions de couverture contre le risque de change. Cependant, la dépréciation de devises tierces contre dollar et euro (Naira nigériane par exemple) avait rappelé que ce risque de change existe bel et bien. Désormais, puisque le dirham pourra évoluer plus fortement, cette perception des risques devrait évoluer. Il y aura donc une incitation plus forte à utiliser des instruments de couverture contre le risque de change, parmi lesquels l’assurance-crédit.

Deuxièmement, en matière d’effectifs, c’est-à-dire en regardant l’évolution moyenne du dirham par rapport à ses partenaires commerciaux, ajoute Euler Hermes, la devise marocaine s’est appréciée de 6% depuis 2012, à l’inverse de ce qui s’est passé pour nombre de devises des principaux concurrents du Maroc, par exemple la Tunisie. Désormais, le dirham pourra se déprécier lorsque l’euro et le dollar américain s’apprécient, donnant de fait une indépendance plus forte à la politique monétaire et de change du Maroc, explique Euler Hermes.

 
Article précédent

L’ONMT renforce la coopération avec l’Inde

Article suivant

La Société Nouvelle des Moulins du Maghreb poursuit son épopée