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Réhabilitations en tous genres

Parfois les choses s’arrangent d’elles mêmes et à la satisfaction de tous.
Mercredi soir à Casablanca on réhabilitait le Complexe Sportif Mohammed V « autorisé » à accueillir un match de l’équipe nationale.
Les Lions de l’Atlas y recevaient le Togo, une équipe bien en jambes et désireuse de venir affronter le Maroc, préparant en cela les dures confrontations face à la Tunisie et l’Algérie qui les attendent en CAN 2013 dans le terrible groupe « D » où le quatrième larron se nomme la Cote d’Ivoire et sa constellation de vedettes.
Le Togo est donc venu fouler le gazon du Complexe Sportif Mohammed V, que les Lions de l’Atlas n’avaient plus foulé depuis 2008 et une cinglante défaite infligée par le Gabon.
Fatidique soirée qui coûta la présidence de la FRMF à Housni Benslimane remplacé au pied levé par Ali Fassi Fihri.
Par cette défaite, nos espoirs de partir au Mondial 2010 s’effilochaient et le marasme de s’installer pour un bon moment autour de l’équipe nationale de football.
Mais précisons-le encore une fois, le seul fait que ce match Maroc-Togo de mercredi dernier se soit joué à Casablanca démontre que dans le ciel au dessus de l’équipe nationale, le temps est à l’éclaircie.


Taoussi sur deux fronts
Une équipe nationale drivée par Rachid Taoussi, qui actuellement, vit une période de plénitude. Non content d’avoir contribué à la qualification pour la CAN 2013, Rachid Taoussi a mené les FAR en tête du classement de l’Elite-pro. Et comme un plaisir ne vient jamais seul, en s’installant en tête des équipes dans la plus grande compétition nationale, les FAR ont dépassé et pris la place du Raja.
C’est pourquoi la finale de la Coupe du Trône 2012, programmée à Rabat pour ce week-end, ne pouvait mieux tomber.
En effet, elle met aux prises ces deux équipes qui vont donc se livrer un duel, que nous espérons spectaculaire, duel où il sera question de suprématie.
Certes, rien ne se joue sur un match, mais cette finale n’est pas comme les autres.
En vous recommandant de n’en rater aucune miette, il nous faut en préciser les plus importants aspects.
Sachez d’abord qu’un match Raja-FAR ou l’inverse n’est jamais anodin.
Equipe des couches populaires et des revendications sociales, le Raja est le club de la contestation permanente, avec le désir exacerbé d’affirmer son droit à l’insolence, voire carrément à « l’intifada » quand il réclame justice.
En 1988, le Raja n’avait pas hésité à quitter le terrain en plein match contre les FAR pour contester une décision d’arbitrage.
Quant à ceux qui penseraient que la finale de ce week-end propose un programme inédit, rappelons qu’en 1998, à Fès, le Raja avait pris le meilleur sur les FAR par un but à zéro.
Cette victoire du Raja remportant le trophée remis par le roi Hassan II qui avait présidé la finale, est à ce jour l’un des plus délicieux souvenirs et plus hauts faits d’armes pour les Rajaouis qui savaient mieux que personne que le défunt souverain était un supporter des FAR.
Pour le Raja cette Coupe 98 est la plus flatteuse

Cette finale est
une revanche
Les FAR n’ont pas oublié ce quasi affront et ne tiennent pas à voir le Raja le rééditer en cette finale 2012.
Depuis cette date de 1996 les FAR ont gagné six finales (1999, 2003, 2004, 2007, 2008, 2009) et en ont perdu une seule, en 1998, face au Wydad. Un Wydad qu’ils ont bien « puni » puisqu’ils l’ont battu deux fois consécutivement en finales (2003 et 2004)
Quant au Raja, depuis son triomphe de Fès face aux FAR, il allait encore remporter deux autres finales en 2002 face au Moghreb de Fès et en 2005 contre l’O.C Khouribga.
Les FAR comptent 11 victoires en finale et le Raja 6.
L’expérience et le Palmarès sont du coté des FAR avec un petit plus consistant en la présence de Taoussi, qui l’an dernier, soulevait le trophée remporté avec le MAS face au CODM (1-0).
Fakhir, l’entraineur du Raja, qui a vu Taoussi lui ravir la place de coach des Lions de l’Atlas pour laquelle il avait aussi été sollicité, a certainement envie de montrer qu’il n’est pas moins fort que Taoussi. Quant à Taoussi, qui a tout gagné ces dernières années, il ne veut pas s’arrêter en si bon chemin, surtout un jour de finale.
Oui, par quelque bout qu’on la considère, cette finale n’est décidément pas un match comme les autres. Il y aura des questions d’honneur  et de suprématie. Il y aura un combat d’hommes avec du suspense et des rebondissements. Personne ne veut s’avouer vaincu, chacun ira au bout de ses forces. On comptera sur nos deux valeureux coachs, Fakhir et Taoussi pour bien cadrer leurs joueurs et leur  imposer de livrer une prestation saine, débarrassée de tout comportement anti sportif.
La victoire de l’un ou de l’autre n’en sera que plus belle.

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