Economie

Risque pays : le Maroc s’en sort bien

Un double A pour le Maroc, voilà de quoi remonter le moral en ces temps de crise.  Selon la COFACE, l’assureur français des crédits à l’export, le risque pays et l’évaluation du climat des affaires sont plutôt bons.
 
 
D’emblée, l’assureur français évoque une embellie pour l’année 2015. Il prévoit également une accélération de la croissance qu’il lie notamment aux bonnes performances du secteur agricole qui enregistrerait un taux de croissance de 16,1 % au troisième trimestre. Toujours d’après la publication de la COFACE, les exportations continueraient leur progression portée par l’augmentation de la demande adressée au Maroc conséquence de l’amélioration de la situation en Europe.
Ces exportations devraient être soutenues par les produits agricoles et agroalimentaires et par la branche construction du secteur automobile. Pour ce qui est de la demande domestique, elle poursuit la tendance haussière observée lors des deux premiers trimestres 2015. Une tendance favorisée par une faible inflation (1,9 %). La formation brute de capital fixe devrait enregistrer une hausse de 1,2 % au deuxième trimestre 2015 attribuable à un redressement de l’investissement industriel et à une augmentation du crédit accordés aux biens d’équipements. Le secteur non agricole devrait, quant à lui, montrer des signes d’amélioration au troisième trimestre 2015 grâce à un raffermissement  de la production industrielle et des activités tertiaires. Le secteur de la construction devrait également amorcer une légère reprise.
 
Climat des affaires : peut mieux faire…
 
« Les réformes destinées à améliorer le climat des affaires se poursuivent, mais des avancées supplémentaires sont jugées nécessaires en matière de simplification des procédures administratives et d’amélioration du cadre juridique et foncier » explique la COFACE.
L’assureur crédit estime, en revanche, que nous disposons du système bancaire le plus développé d’Afrique (hors Afrique du Sud), et demeure suffisamment capitalisé et rentable. Pour ce qui est  de la réglementation et de la supervision, l’amélioration se poursuit, mais les TPE/PME n’ont qu’un accès limité au crédit bancaire.
 
Poursuite de la décrue des importants déficits public et courant
La COFACE estime que le déficit budgétaire va être de nouveau réduit en 2015. Elle explique cela par la diminution graduelle des produits énergétiques malgré que « les subventions demeurent un fardeau pour les finances publiques ». L’accumulation de ces déficits conduit à une hausse de l’endettement public, mais il est principalement interne.
Pour ce qui est du compte courant, il devrait se résorber en partie en 2015. L’augmentation de la demande mondiale adressée au Maroc ainsi que la baisse de la facture énergétique permise par la faiblesse du cours des hydrocarbures mondiaux favoriserait une contraction du déficit de la balance commerciale au second trimestre 2015.  Concernant les IDE, ils continueraient d’augmenter, et enregistreraient même une évolution notable au cours de l’année 2015. Le raffermissement des transferts des marocains résidents à l’étranger compenserait sur le restant de l’année le déficit de la balance commerciale.      
 
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