Tourisme

Royal Ranches Marrakech vers la sortie définitive de l’ornière

Le groupe bahreïni Gulf Finance House (GFH) voit enfin le bout du tunnel pour son projet pharaonique Royal Ranches Marrakech. En effet, avec un retard de près de 10 ans sur son calendrier initial, la banque d’affaires islamique basée à Manama s’apprête finalement à lancer les travaux de construction de la première phase de ce projet ayant fait l’objet dès 2006 d’une convention d’investissement avec l’Etat marocain portant sur une enveloppe de 7,5 milliards de DH !


Cette sortie de l’ornière intervient après que l’investisseur bahreïni ait entrepris, dès 2013, un redimensionnement de ce projet qui s’étend sur une superficie totale de près de 400 hectares incluant un parcours de golf sur 187 hectares, un complexe équestre sur 187 hectares et trois hôtels de luxe totalisant 770 chambres. Un redimensionnement qui est resté, à son tour, dans les limbes pendant quelques années le temps d’obtenir l’accord du comité interministériel qui approuve les conventions avec l’Etat marocain, ainsi que leurs éventuels avenants, de sélectionner l’entreprise de travaux après un appel d’offres ayant suscité, au cours des derniers mois de l’année 2017, l’intérêt de presque tous les grands acteurs du bâtiment et, enfin, de resoumettre une nouvelle demande pour le permis de construire qui, selon des sources proches du projet, devrait être accordé incessamment au promoteur. Il a fallu aussi, entre-temps, négocier avec les banques marocaines ayant soutenu le projet avec un concours de 850 millions de DH, dont 500 millions de DH apportés par le chef de file BMCE Bank of Africa. Ce dernier a même consenti, dans le cadre d’une dation en paiement, de convertir une partie de sa créance en une quote-part de 13,33% du projet porté par Morocco Gateway Investment Company.

Rappelons que contrairement à Royal Ranches Marrakech, l’autre projet marocain du bahreïni Gulf Finance House, à savoir Royal Resort Cap Malabata (situé à Tanger), s’est nettement mieux déroulé que celui de la ville ocre malgré, lui aussi, le passage par la case d’un avenant à la convention liant le promoteur à l’Etat marocain et un retard sur le chantier des travaux.

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