Crédit à la consommation

Salafin absorbe Taslif

C’est une opération de taille que viennent de réaliser le groupe BMCE Bank of Africa de Othman Benjelloun et Saham Group de Moulay Hafid Elalamy.


Engagés dans un processus de rapprochement depuis 2015, les deux géants du secteur financier marocain ont signé ce 26 janvier 2018 un protocole d’accord fixant les principes directeurs relatifs au rapprochement stratégique de leurs filiales respectives opérant dans le secteur du crédit à la consommation. En vertu de cet accord, Salafin, filiale du groupe BMCE Bank dans le secteur du crédit conso va absorber son homologue Taslif, filiale du groupe Saham. Soulignons que cette opération représente un potentiel significatif de création de valeur aussi bien pour les deux sociétés que pour leurs actionnaires et partenaires et offre également des perspectives de synergies opérationnelles et commerciales importantes. Notons que cette fusion-absorption de Taslif par Salafin s’accompagnera d’une augmentation de capital de Salafin réservée aux actionnaires de Taslif. Dans ce cadre, BMCE Bank of Africa et le groupe Saham ont fixé une parité d’échange de 1 action Salafin pour 39 actions Taslif.

Précisons que les modalités de la fusion et le projet de traité de fusion seront soumis prochainement à l’examen du directoire de Salafin et du conseil d’administration de Taslif après l’arrêté des comptes relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2017. De même, le projet de fusion sera également soumis à l’approbation des Assemblées générales extraordinaires de Salafin et Taslif au deuxième semestre 2018. Aussi, la réalisation définitive de cette opération est-elle soumise, notamment, à l’obtention des autorisations requises à cet effet (agrément de Bank Al-Maghrib et visa de l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux).

Rappelons que les Groupes FinanceCom et Saham ont décidé en 2015 de sceller une alliance stratégique, dans le but de mettre en commun leurs compétences et d’accélérer leur expansion dans le secteur des services financiers en Afrique (hors Maroc). Selon les deux groupes, « compte tenu de leur complémentarité dans les domaines bancaires, assurances et services financiers et des perspectives de synergies industrielles, plus particulièrement dans la bancassurance, cette alliance stratégique représente un potentiel significatif de création de valeur pour les deux Groupes ». Ainsi, pour matérialiser leur partenariat pour l’Afrique, ils ont décidé de créer une structure juridique, détenue à parité par les deux Groupes, dont l’objet sera de se consacrer principalement au développement commun et à la coordination de plates-formes métiers présentant les synergies les plus fortes.

Challengenews
Le meilleur de la rédaction sélectionné par Challenge :
 

Article précédent

2017, une bonne année selon Boussaid

Article suivant

Le Club Afrique Développement met le cap sur la Mauritanie