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Salon de Genève: le Salon des paradoxes

En ces temps de crise, les constructeurs automobiles officiant dans le haut de gamme et dans le luxe ne se sont jamais aussi bien portés, certains modèles battent des records en termes de ventes.


C’est dans un contexte économique plutôt morose en Europe que s’est ouvert la 83ème édition du Salon International de l’automobile de Genève le 7 mars courant. Compte tenu de la crise qui affecte particulièrement les ménages et dont les répercussions sont sans appels sur l’industrie automobile, beaucoup de constructeurs ne prévoient pas à court terme de reprises des ventes. Pour autant, de très nombreuses nouveautés (plus d’une centaine) ont été révélées en première mondiale chez les constructeurs généralistes mais aussi chez les constructeurs de voitures haut de gamme, voire de luxe. Comme le veut la tendance depuis plusieurs années maintenant, l’ensemble des constructeurs se concentrent notamment sur les économies de carburant et les émissions de CO2 les plus basses possibles. Les véhicules hybrides ou tout électrique prennent de plus en plus d’importance dans l’échiquier produit à l’attention de la clientèle. Véhicules essence, diesel, hybride, électrique… nombreuses sont les possibilités d’achat ; encore faut-il dans le cas de l’hybride et de l’électrique convaincre les acheteurs des bienfaits de ces motorisations, de leur efficacité et de leur fiabilité au quotidien, l’ensemble devant être assorti d’aides fiscales et de conditions alléchantes en termes d’achats pour l’automobiliste. Sans parler des infrastructures qui, dans le cas des véhicules électriques (bornes ou stations de recharge), doivent être considérablement développées.

Le luxe en pleine forme

Vous le découvrirez en parcourant les pages de ce dossier à valeur rétrospective, nous avons pris soin de sélectionner quelques nouveautés (hélas pas toutes) qui viendront tout au long de l’année et certainement courant 2014 agrémenter le marché automobile national. Nous avons souhaité également laisser une part non négligeable au rêve, au fantastique et à l’imaginaire en vous présentant quelques-unes des plus belles voitures qui ont hypnotisé le visiteur… encore que certaines grosses fortunes peuvent se permettre d’ accéder aisément à ce type de rêve en signant un chèque à sept chiffres, soit le million de DH et plus. «Nous avons écoulé à fin 2012 quelques 7318 Ferrari» a déclaré Luca Di Montezemolo, le président de Ferrari lors de la révélation de la star incontestable de ce Salon LaFerrari. Et de préciser «notre clientèle place la barre haut en matière d’exigence automobile». Et c’est bien là le paradoxe de l’industrie automobile : les constructeurs généralistes sont en proie à de multiples difficultés alors que leurs homologues du luxe ignorent la crise. Ainsi, Rolls-Royce a triplé ses ventes entre 2008 et 2012 passant de 1212 unités à 3575 véhicules vendus à travers le monde à fin 2012 avec des tarifs d’achat débutant à plus de 3.000.000 de DH. «Trois voitures sur quatre sont vendues hors d’Europe», laissait entendre ce responsable commercial de la marque du «Spirit of Ecstasy», la fameuse statuette qui trône sur le capot sans fin de toutes Rolls-Royce. A toutes fins utiles, sachez que le dernier bolide de Lamborghini, la Veneno, une supercar qui n’est pas sans rappeler la silhouette d’un avion de chasse se négocier à partir de trois millions d’euros, soit un peu plus de trente millions de DH. Précision importante, seuls trois exemplaires ont été produits et seront à coup sûr commercialisés. ■

 
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