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Samsung Note8, l’alien des Android

Le Samsung Galaxy Note8 figurait sur la liste des smartphones les plus attendus de l’année 2017. Et pour cause, la phablette du sud-coréen avait pour principale mission de faire oublier le fiasco commercial de son aîné, le Note7, dont l’aventure a été courte à cause, comme tout le monde s’en rappelle, de sa batterie qui explosait.


Autant dire que Samsung avait à cœur de se racheter… et c’est chose faite avec le Note8. Lancé le 15 septembre 2017, il a atteint le 1 million d’unités vendues en Corée du Sud en un peu plus d’un mois après sa commercialisation et ce, après être devenu le Note le plus vendu aux États-Unis selon le géant sud-coréen. Mais le plus grand succès de Samsung à travers la commercialisation du Note8, est qu’il ait réussi à regagner la confiance des consommateurs en si peu de temps, et surtout, qu’aucun appareil n’ait explosé.

Première remarque : le Samsung Galaxy Note8 reprend l’écran bord à bord et le processeur Exynos 8895 du Galaxy S8 sorti plus tôt cette année. Sauf que le Note8 a quelque chose en plus : 6 Go de RAM (2 de plus que le S8), un écran Super Amoled de 6,3 pouces plus grand (contre 5,8 pour le S8 et 6,2 pour le S8+) qui affiche une définition Full HD+ (2220 x 1080 pixels), un stylet S Pen facilitant aux créatifs la réalisation de croquis ou au commun des mortels la prise de notes à la volée et surtout, le double capteur photo (12 Mpx à l’arrière et 8 Mpx pour la frontale) ; la seconde optique disposant d’une focale plus resserrée spécialement pour le portrait. Il est également plus lourd et plus épais que les deux smartphones de la série S sortis cette année. Avec 195 grammes et 0,86 mm d’épaisseur, Samsung était obligé de compenser avec une largeur moins importante et des coins plus anguleux pour améliorer sa prise en main. À l’arrière, le capteur d’empreinte digitale se place à droite des deux capteurs photos. Il nécessite un peu de temps pour s’y adapter, vu la taille de l’appareil, mais s’avère facile d’utilisation par la suite, du moins du point de vue d’un droitier. D’ailleurs, pour déverrouiller le Note8, Samsung a mis en place deux autres méthodes : la reconnaissance d’iris et la reconnaissance faciale, mais cette dernière reste peu efficace dans le noir. Côté OS, le Note8 carbure à la surcouche Samsung Experience basée sur Android Nougat. On y retrouve les fonctions introduites ces dernières années, à l’image du Game Launcher et le menu latéral qui trouve toute son utilité sur cet écran incurvé en regroupant, par exemple, une liste d’applications et de tâches. Il permet aussi d’associer deux applications et les lancer simultanément en mode écran fractionné, ce qui pousse à profiter pleinement de l’écran 6,3 pouces en consultant par exemple Facebook tout en regardant en même temps Youtube. Toutes les tâches testées sur ce monstre technologique se sont déroulées de manière fluide, sans aucun ralentissement.

Venons-en à la fameuse batterie. Samsung a décidé d’ôter 200 mAh au Note8 (3300 mAh) comparé au S8+ et surtout au Note7 (3500 mAh). Cela reste compréhensible en tenant compte du fiasco de ce dernier, mais cela a surtout une incidence directe sur l’autonomie d’un appareil qui, par défaut, est énergivore. Autre point faible de ce Note8, son prix quelque peu prohibitif séant aux cols blancs : 9 990 DH. 

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