Immobilier

Secteur immobilier : quelles sont les perspectives ?

Le secteur de l’immobilier semble connaitre une inertie et le crédit à la promotion immobilière tourne toujours au ralenti. Les banques jouent à la prudence en rationnant le crédit bancaire, à en croire les dernières statistiques de Bank AL-Maghrib. Son encours s’est établi à 784,2 milliards de DH à fin 2015, une légère hausse par rapport à 2014, soit une progression de 2,7% contre 2,2%. En se basant sur les derniers chiffres de 2015 du rapport de Bank Al-Maghrib, ce sont les crédits aux sociétés financières qui ont permis au secteur de l’immobilier de clôturer l’année 2015 sur une croissance plus élevée que celle de 2014, en passant de -10% à +20% en 2015. Cependant la dette bancaire des ménages a poursuivi son ralentissement en passant de 4,7% en 2014 à 3,6% en 2015, alors que l’encours des crédits aux entreprises non financières privées a connu un recul de 2,4% (337 milliards de DH) contre une progression de 3,1% en 2014.


Ces chiffres sont-ils en rapport avec les effets de la crise financière? En tout cas, cette dernière a touché les géants de l’immobilier au Maroc, ainsi un bon nombre de projets ont été suspendus en attendant d’écouler sur le marché le stock disponible. Or, les promoteurs immobiliers trouvent beaucoup de mal à liquider leurs invendus. D’autres justifient ce recul par le refus des banques de financer le secteur et l’application de taux élevés. En effet, les demandeurs de crédits subissent une panoplie de contrainte imposée par les banques, notamment la lenteur dans le traitement des dossiers de prêts ou encore l’inexistence de produits adaptés à certains secteurs et types d’entreprises….

Selon M. Alami Mohammed, maître notaire, l’année 2016 s’avère une année encore plus difficile que les années précédentes. Pour recourir à une solution concrète, « la loi de finance doit apporter des encouragements en terme d’investissement, en fonction de la crise actuelle, au lieu d’apporter toujours et uniquement des modifications sur ce qui existe déjà », tanche le maître notaire.

Cependant, william Simoncelli, n’est pas du même avis, car le DG de carré immobilier, considère que les perspectives 2016 sont optimistes, bien que les indicateurs ne soient pas encourageants.  « Au Maroc, il y a une problématique de compréhension et de distinction de demande et de besoin, car la qualité de l’immobilier professionnel proposé, n’est pas qualifié et ne réponds pas aux besoins des sociétés » et d’ajouter « chez carré immobilier, on essaye d’améliorer l’approche de notre marché immobilier, en apportant toute notre compétence aux problèmes des entreprises ainsi qu’aux problématiques des promoteurs ».

Par ailleurs, le gouvernement devrait accélérer en 2016, certains catalyseurs pour re-dynamiser l’activité immobilière, notamment, l’autorisation de la verticalité dans le logement, destiné à la classe moyenne, comme une solution devant encourager les promoteurs à adhérer à ce concept, en raison de la cherté du foncier.

 

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