Agroalimentaire

SITI se diversifie dans les plantes aromatiques

Après avoir conquis le marché mondial du thé haut de gamme avec un savoir-faire maroco-marocain, la Société Impériale des Thés et Infusions (SITI) se diversifie dans les plantes aromatiques.


En effet, ce leader mondial des sachets de thé cousus main vient de créer une joint-venture en partenariat avec Fairesense holding. Dénommée Atlassense, la nouvelle entité vise à produire des extraits naturels de plantes pour les industries du parfum et des arômes. À l’instar de son actionnaire MAC Holding (entité périphérique de la famille Baroudi portant plusieurs activités autour du thé premium et détenant la marque phare du groupe, en l’occurrence Tchaba), cette filiale sera principalement orientée à l’export. À travers cette diversification, le groupe Baroudi confirme sa volonté se positionner sur des activités complémentaires à fortes synergies commerciales et d’approvisionnement sachant que MAC Holding est déjà présente dans la culture des plantes médicinales à travers Loudaya Bio. Quant au partenaire derrière Fairesens, il n’est autre que Jalal Charaf, président de la Fédération interprofessionnelle marocaine de la rose à parfum (Fimarose) et vice-président de la Fédération interprofessionnelle du bio (Fimabio). Un expert qui connaît très bien le secteur et le potentiel qu’y recèle le Maroc et qui se bat depuis des années sur plusieurs fronts pour hisser la production marocaine des biocultures d’un peu moins de 100.000 tonnes aujourd’hui à 400.000 tonnes à horizon 2020.

Rappelons que le groupe Baroudi avec ses différentes entités brasse un chiffre d’affaires agrégé de près de 800 millions de DH presque essentiellement à l’export. Un exploit pour un pays non producteur de thé brut. Quant à filière des plantes aromatiques et médicinales (PAM) au Maroc, elle est réputée pour sa diversité avec plus de 4 200 espèces identifiées dont 400 classées comme produits à usage médicinal et/ou aromatique. Mais la production est globalement assurée par les PAM spontanées alors que la part des PAM cultivées demeure très faible (moins de 5%).

 
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