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SOSinternship démocratise le stage à l’étranger

SOSinternship présente un service inédit pour les étudiants désireux de faire leurs stages professionnels à l’étranger. Interview avec Karim Hazzaz, Directeur Général de SOSinternship. 


Challenge.ma : Vous présentez un concept plutôt novateur. SOSintership c’est quoi au juste ?

Karim Hazzaz : SOSinternship est une startup marocaine qui est en partenariat avec un réseau international. Notre mission est de placer les étudiants et les lauréats dans des stages personnalisés sur 6 différentes destinations (Londres, Madrid, Shanghai, Hong Kong, Pékin et Singapour). Nous avons plus de 700 partenaires professionnels de différents bords (startups, PME, multinationales,…). Notre spécialité est de rendre le choix du stage pour les étudiants facile et personnalisable soit au niveau de la ville, de la durée du stage, du secteur d’activités, là où l’étudiant voudrait développer ses compétences linguistiques et/ou professionnelles.

Comment se fait le choix des candidats pour le programme?

Nous sommes comme un intermédiaire entre les entreprises partenaires et l’étudiant. Déjà l’étudiant passe via une procédure de sélection chez nous. La sélection se fait en 5 jours, entre l’inscription, l’étude du dossier et puis l’entretien. Une fois la dernière étape franchie, l’étudiant décroche automatiquement son stage.

Nous avons commencé en début 2016 et pour le moment nous avons déjà 2 étudiants qui sont partis au mois d’août à Shanghai. Là on est en train de travailler sur 6 autres étudiants marocains qui vont partir pour 6 mois de stages, 3 à Hong Kong et les 3 autres seront répartis entre Londres et Madrid. Je peux vous dire que la demande est croissante.

Notre démarche est payante. Certes, cela ne fait pas vraiment partie de notre culture. Les étudiants ignorent qu’ils doivent investir dans leurs carrières professionnelles parce que la plupart d’entre eux investissent plus sur le processus académique. Notre mission en quelque sorte de les éduquer pour qu’ils s’activent et se motive pour profiter de cette occasion.

Le concept est d’accompagner le candidat à tous les niveaux, (stage, visa, logement, transport, excursion culturelles, networking,…). Nous proposons deux packages. Le premier inclut tous les services soit « un package clé en main » quant au second, plutôt basique, n’inclut que la démarche du stage et les procédures du visa. Les prix varient bien évidemment entre les deux.

Quels sont les filières les plus convoitées ?

Ce qui est très demandé, ce sont les gens qui ont un business background et donc qui sont orientés plus vers des filières telles que la finance, le management, le marketing, … etc. Nous avons remarqué que ce genre de profils sont des gens visionnaires, qui voient loin et qui souhaitent vraiment avoir un bon CV et développer leurs compétences à tous les niveaux et s’inscrivent dans une logique carriériste. D’autres filières sont en cours de développement notamment dans les métiers d’ingénierie

Assurez-vous l’intégration des candidats dans le marché de l’emploi ?

D’après nos données actuelles, 80% des étudiants qui ont souscrit aux programmes de SOSinternship ont été recruté juste après leur stage. Déjà, l’entité qui les recrute constate dès le départ que le candidat s’est investi pour venir apprendre et partager le savoir-faire. Bien évidemment d’autres paramètres qui font que l’étudiant-stagiaire rempli pleinement les conditions pour un recrutement définitif généralement en CDI avec tous les avantages que peut offrir une multinationale à un expatrié.

Quels sont vos perspectives pour l’avenir ? Comptez-vous développer de nouvelles destinations de stages ?

Au Maroc, nous comptons développer de nouveaux partenariats avec des établissements qu’ils soient publics et privés. Il faut dire qu’au Maroc nous n’avons pas encore cette culture de payer pour avoir un stage. Nous avons remarqué que l’étudiant fait plus confiance à l’établissement qu’à lui-même.

Concernant les prochaines destinations, nous sommes en train de démarcher des marchés comme l’Australie ou encore les Etats Unis. Bien évidemment, une fois notre réseau  au marc sera bien développé, nous comptons investir le marché africain. L’idée aussi est de faire du Maroc une étape pour les étudiants étrangers qu’ils viennent des Etats Unis, de Londres de Chine ou encore l’Afrique.

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