Régionalisation

Souss-Massa : un cas d’école

La déclinaison régionale du Plan d’accélération industrielle au Souss a connu un véritable coup d’accélérateur le 26 septembre. Elus, Wali, CRI et industriels ont joué le jeu.


Le projet était lancé depuis janvier 2018 par le Chef de l’Etat lui-même. Le 26 septembre 2019, 48 projets industriels ont été approuvés, créant plusieurs milliers d’emplois et totalisant 3 milliards de DH d’investissements. C’est un cas d’école. Le projet a été porté par les élus, par le wali Ahmed Hajji qui s’est déjà distingué par son efficacité lorsqu’il était directeur de l’Agence des provinces du Sud, mais aussi par la société civile et les opérateurs publics comme Al Omrane.

Différents écosystèmes ont été identifiés, le foncier a suivi et le soutien aux investisseurs est réel. Une nouvelle zone industrielle permettra la création de 1300 emplois directs au niveau de l’agglomération urbaine d’Agadir.

Une approche systémique

Le résultat n’est pas fortuit. La première étape a été la lutte contre les lenteurs administratives et ce qui pourrait constituer des raisons de démotivation des investisseurs potentiels. Le dispositif mis en place va du retrait du certificat négatif aux accords concernant le foncier, à l’octroi des subventions régionales à l’investissement.

Les services du guichet unique, au sein de la wilaya, supervisés directement par le wali, sont inscrits dans la pérennité. Ils réunissent le CRI, le parc Haliopolis, la société Al Omrane (acteur important du foncier) et la région. C’est cette vision d’ensemble, pilotée par le wali, en parfaite cohésion avec les autres acteurs, qui a permis ce vrai plan d’accélération industrielle pour la région Souss-Massa.

L’avenir commence aujourd’hui, lors de cette même réunion un projet important a été validé pour la région de Tiznit. Il concerne la pisciculture dans la commune d’Arbaâ Sahel. Il est de dimension internationale puisque l’investissement est de 200 millions de dollars et qu’il est, en partie, d’origine américaine.

La région de Souss-Massa innove d’abord par sa vision systémique. On n’est pas face à des listes de projets mais à de vrais choix en termes de la gestion de l’espace, de l’amélioration de l’environnement des affaires et du soutien à l’initiative privée.

C’est cette approche qui devrait être généralisée aux autres régions. Le développement doit impliquer tous les acteurs locaux dans une vision commune. Pour le moment, ce n’est pas le cas tout le temps, ni partout. L’avenir dépend pourtant de cette capacité des régions à innover, à créer des richesses et des emplois.

Challengenews
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