« Mots de têtes », la Chronique des lecteurs

Soyons optimistes !

La crise sanitaire aura certainement des répercussions négatives sur l’économie nationale. La gravité et les conséquences dépendraient de la façon avec laquelle le Gouvernement, les opérateurs économiques et citoyens géreront l’après crise.


Le Maroc a relativement bien géré cette crise sanitaire. Il a même bien marqueté la marque Maroc à l’échelle globale. Aujourd’hui, la question qui s’impose est celle de notre capacité à gérer l’après crise sanitaire et notamment la crise économique et financière. La réponse est OUI mais un grand MAIS se faufile. Il faut être innovant et chercher des solutions simples et frugales. Il est nécessaire de réfléchir à des solutions pratiques et réalisables à court terme sans faire appel aux grandes théories économiques ni aux mercenaires spécialisés en copies collées. Il faut soutenir la consommation interne et cela passe par la sauvegarde des emplois et leur création en même temps. La sauvegarde des emplois ne pourrait se faire qu’à travers le renforcement du secteur privé en lui assurant l’accès au financement qui demandera un « effort citoyen » de la part des institutions bancaires.

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La transparence et l’équité fiscale doivent être encouragées de toute part (État, Entreprises, individus…). Des incitations fiscales doivent être mises en place rapidement pour aider les entreprises durement frappées par cette crise inédite à la surmonter et aller de l’avant. L’entreprise doit être accompagnée et soutenue fortement pour assurer sa survie et sa prospérité. La création de l’emploi n’est possible qu’à travers l’investissement public et privé. Oui l’investissement et surtout dans les temps difficiles, il faut encourager l’investissement public dans les grands chantiers. Certainement la question classique de financement sera posée et c’est là où il faut faire preuve de créativité et d’ingéniosité marocaine comme nous l’avons bien démontré dans la gestion de la crise sanitaire. La confiance, la géographie et la stabilité POLITIQUE sont favorables pour encourager l’investissement aussi bien maroco-marocain qu’étranger.

Je ne suis pas un rêveur mais je suis un réaliste…

Les circonstances font que le triptyque stabilité Politique, géographie et confiance permettront de stimuler l’investissement national et d’attirer encore l’investissement étranger.Les pays réputés de consommation sont en train de connaître un changement profond de comportements d’achat et de consommation. Le virtuel  et le digital sont en train de gagner du terrain. Cela poussera mécaniquement à une re-localisation de l’outil de production ou une production de proximité (near shore). Ce qui fera du Maroc une option pour ces grands producteurs. Le Maroc est devenu le point de passage vers la sous-région. Cette sous-région grâce à sa jeunesse et ses ressources se convertira en importante cible des puissances économiques mondiales. Nous devons juste tirer les bonnes leçons de l’expérience Covid19 et arrêter avec cette culture d’opportunisme et d’individualisme qui sévit notre société.

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Nous avons un pays extraordinaire avec des gens extraordinaires… il faut peu pour faire beaucoup…soyons optimistes… soyons confiants dans nos possibilités.

Younes Lamarti [ Directeur Développement du groupe Bolloré Afrique du Nord et DG Maroc de Bolloré Transport & Logistics ]

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