Startup

Startups : L’écosystème reçoit un appui de taille

C’est un soutien de taille que vient de recevoir l’écosystème des startups. Afin d’accélérer la dynamique de ces petites structures technologiques dans la région maghrébine, le groupe de la Banque mondiale a récemment lancé un programme d’appui.


Baptisée « Maghreb StartUp Network », cette initiative, lancée le 27 juin dernier à Casablanca, vise notamment à créer un réseau de networking entre les startups innovantes de l’Afrique du Nord (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye). Objectif : booster la dynamique du marché maghrébin des startups en vue d’instaurer un global market qui offrirait plus d’opportunités aux entrepreneurs. « Les jeunes de la région ont de grandes ambitions; ils ont besoin du soutien de l’ensemble des acteurs, c’est-à-dire les gouvernements et aussi le secteur privé… Le lancement de cette plateforme vise à permettre aux startups du Maghreb et aux investisseurs de partager les meilleures pratiques, de promouvoir un écosystème d’entreprises dynamique dans la région, et surtout de booster la création d’emplois et l’employabilité des jeunes », a soutenu Marie-Françoise Marie-Nelly, directrice du département Maghreb et Malte à la Banque mondiale.

Force est de souligner que cette initiative tombe à point nommé parce que le Maghreb représente l’une des régions les moins intégrées au monde avec un commerce inter-régional ne dépassant pas la barre des 3%. Il va sans dire qu’il est aujourd’hui devenu primordial de mobiliser tous les efforts afin d’accélérer cette intégration régionale. « Le Maghreb est une région qui a les mêmes défis que les autres, c’est-à-dire la création d’emplois notamment pour les jeunes. Aujourd’hui, il y a beaucoup de choses que nous pouvons faire ensemble pour résoudre cette problématique », a souligné Xavier Reille, directeur IFC pour le Maghreb.

Lire aussi : Start-up : Lancement de l’appel à projets du programme « Impulse »

« Le développement des startups et de leur écosystème se heurte encore à plusieurs obstacles dont l’accès au marché, au financement, à l’assistance technique… Nous pensons que les jeunes de la région doivent communiquer ensemble pour relever les différents défis. Maghreb StartUp Network, que nous venons de lancer, constitue donc un premier pas dans ce sens. La Banque Mondiale et IFC sont là comme des facilitateurs pour accompagner cette dynamique », a-t-il poursuivi. Dans les détails, le groupe de la Banque Mondiale prendra en charge les coûts de fonctionnement de cette initiative qui comporte trois principaux axes. Premièrement, il s’agit de connecter les startups avec les grandes entreprises de leurs pays respectifs pour les aider à trouver des marchés.

Le deuxième point concerne l’amélioration de l’environnement réglementaire ( en s’inspirant aussi du Startup Act tunisien), le développement des systèmes de paiement électronique pour booster la dynamique des startups technologiques, et la mise en contact des entrepreneurs de la diaspora maghrébine avec les jeunes entrepreneurs de la région. Le dernier axe porte sur le financement. « Sur ce volet, nous allons mettre en place des fonds d’accélération, un peu à l’image du programme Innov Invest, qui seront gérés par des structures privées dans les pays de la région. Il est important que ces fonds soient gérés par des acteurs du secteur privé, qui sont au contact des startups et qui maîtrisent mieux leurs problématiques », a expliqué Xavier Reille.

Pour Mehdi Alaoui, fondateur de LaFactory, l’un des incubateurs les actifs du Maroc, Maghreb Startup Network va permettre la montée en puissance de l’écosystème des startups de la région, malgré sa complexité. « Il est impératif de se regrouper. C’est notre seul et unique choix aujourd’hui. Le marché maghrébin (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye) ne fait même pas la taille du Nigéria. Cela veut simplement dire que c’est une question de survie pour nous », a-t-il estimé.

Challengenews
Le meilleur de la rédaction sélectionné par Challenge :
 

Article précédent

Jihane Lahbabi-Berrada, DG de EFE-Maroc : Un engagement social à toute épreuve

Article suivant

L’UM6P lance son Ecole d’Intelligence Collective