Culture

Tarik Lamirat, prodige de la sono mondiale

Jeune musicien et chanteur niçois d’origine marocaine, Tarik Lamirat, virtuose de l’accordéon, trace son chemin en se frottant à de grands noms de la world music. PAR F.B.



I
l est dans le chaâbi bien d’ici, dans l’africain et dans le cubain. Il saupoudre ces influences déjà nombreuses defines graines raï. Ce qui fait de la musique de Tarik Lamirat un patchwork aux sons variables.  Niçois de naissance, ce Marocain tricolore s’essaie très tôt à la guitare puis au piano. Mais c’est l’accordéon, comme jadis pour Khaled, qui retient son attention et son assiduité.  A ce dernier instrument, il s’y consacre corps et âme. A peine à quinze printemps, il enregistre deux chansons sous l’appellation de Zoubir Wa Tarik : «Waâlach» et «El  Aâyne». En 2002, le même duo réalise l’album «Dima dima». 

Les antennes régionales de M6 et France 3 n’y sont pas indifférentes. En 2007, volant de ses propres ailes, Tarik  grave l’opus «Mektab» dont le morceau titre est programmé avec appui sur les radios marocaines. Sa version, en arabe, de «La Foule» d’Edith Piaf lui vaut les honneurs de  la compilation North African Cafe de la firme anglaise Network World Music. Aujourd’hui, Lamirat est sur tous les fronts. Des scènes européennes (Allemagne,  Belgique, France, Canada…) font appel à son style unique, à sa bonhommie rare. Pour rappel, cet accordéoniste confirmé compte de prestigieuses premières parties. Celles de Faudel,  de l’Orchestre National de Barbès, de Nass El Ghiwane, de Gnawa Diffusion… Sa devise : y aller, mais doucement. Son parcours étant déjà enviable, on est prêt à attendre pour voir et ouïr. ■ 

Challengenews
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