AgricultureClimatÉvénement

Tariq Sijilmassi : « Transformer les grands chiffres vers le grand nombre »

Dans toutes les communications du matin et de l’après-midi de la rencontre de haut niveau sur l’initiative pour l’adaptation de l’agriculture africaine aux changements climatiques « AAA » qui se déroule à Marrakech, la question du financement des projets des agriculteurs et particulièrement les petits exploitants est traitée comme axe central d’une agriculture durable sur le continent.


Dans son allocution d’ouverture, Aziz Akhannouch, ministre de l’agriculture et la pêche maritime n’a pas manqué d’insister sur cette problématique ; « Comme nous aurons l’opportunité de vous le présenter plus en détail, notre initiative Triple A est organisée en deux volets, comme les deux faces d’une même pièce. Le premier volet est institutionnel, c’est celui qui vise à faire entendre la voix de l’agriculture africaine dans les négociations climat. Le deuxième volet est opérationnel : qui vise à lancer ou faire grandir les projets d’adaptation agricole.  Cette double approche institutionnelle et opérationnelle permettra au Triple A de s’inscrire dans l’agenda climatique en visant un impact à long-terme. Accélérer dès à présent le financement et la mise en œuvre de projets, c’est prendre acte de l’urgence d’agir et fonder la crédibilité de notre initiative Triple A sur des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Sur cette question, le modèle développé par le Groupe Crédit du Maroc et exposé à l’assistance par Tariq Sijilmassi, Président du directoire a retenu l’attention. « Notre rôle en tant que banquier, est de savoir comment transformer les grands chiffres vers le grand nombre », a-t-il affirmé en visant bien entendu le petit et moyen agriculteur qui constituent la masse. D’ailleurs le Plan Maroc Vert – PMV-, a tenu à rappeler M. Sijilmassi, repose sur deux piliers : le volet « business » visant la réalisation d’une agriculture moderne et le volet solidaire.

Pour ce faire, le CAM, « bras financier du PMV », a apporté plusieurs réponses cohérentes à cette problématique du financement et ce, selon le patron de la Banque, à travers la compréhension des réalités du terrain ; des produits « transverses » et spécifiques à la nature de chaque culture et la mise en place de canaux de distribution adaptés.

Le dispositif marocain – PMV, CAM et MAMDA pour l’aspect assurance est structurant et explique la clé de succès de notre modèle largement loué par les experts présents à cette rencontre.

 
Article précédent

Le site d’achats groupés Dealdunjour change de main

Article suivant

Déchets urbains : TECMED passe sous giron chinois