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Tomates. La COMADER dément les accusations d’associations européennes

La Confédération marocaine de l’Agriculture et du Développement rural (COMADER) réagit aux accusations d’organisations professionnelles européennes. Elles avancent que l’accord Maroc-UE nuit à la production européenne.


FruitVegetablesEUROPE (EUCOFEL) et trois de ses associations membres, l’AOPn Tomates de France, la FEPEX (Espagne) et la DPA (Pays-Bas) ont adressé une lettre conjointe à la Commission européenne intitulée « L’accord Maroc-UE tue la production européenne de tomates ». Elles y expriment leurs inquiétudes quant à l’impact négatif de l’accord UE-Maroc sur le marché de la tomate de l’UE. Les quatre organisations demandent le changement de la méthode utilisée pour calculer la valeur d’importation des tomates marocaines qui utilise uniquement les prix des « tomates rondes », l’adaptation du quota autorisé par l’UE au Maroc après le retrait du Royaume-Uni de l’UE et le contrôle du paiement des droits Ad valorem.

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Dans leur lettre adressée à la commission, les quatre associations appellent également à l’application correcte de la clause de coopération et de la mesure de sauvegarde afin d’assurer la mise en œuvre effective de l’accord, la consultation des autorités marocaines pour s’assurer que les objectifs du Protocole sont atteints, en plus de la clarification, standardisation et du contrôle de la collecte et du calcul du prix des tomates marocaines au sein de l’UE, afin que les prix standards des valeurs à l’importation déclarés par les États membres reflètent fidèlement la réalité des marchés de l’UE.

Réagissant à cette démarche, la COMADER, en la personne de son président Mohamed Ammouri, précise que « Les exportations de fruits et légumes marocaines sur le marché de l’Union européenne ne représentent que 2% de ce marché. Il est dommage que les conditions difficiles pour tous les opérateurs du secteur agroalimentaire de la Méditerranée soient utilisées par des groupes d’intérêt afin de mettre en cause un accord de libre-échange qui bénéficie à l’UE encore plus qu’au Maroc. La balance du commerce agricole le prouve ».

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« Il semble difficile de comprendre comment ces 2% peuvent déstabiliser ou nuire à ce point à la production de fruits et légumes européens », note le président de la Confédération. Concernant le Royaume-Uni, le responsable souligne que l’export des fruits et légumes marocains sur ce marché se fait dans le cadre d’un système de quota similaire à celui de l’UE. « Ainsi, l’ensemble des quotas de fruits et légumes prévus dans le cadre de l’accord Maroc – Royaume-Uni ne représente que 1,2 % de l’ensemble des importations en fruits et légumes de ce pays. En revanche, l’export des fruits et légumes européens sur le Royaume-Uni se fait lui sans quota et sans aucun tarif », martèle Mohamed Ammouri.

 
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