Tourisme

Tourisme : Le casse-tête chinois

Le nombre de touristes chinois au Maroc explose. Alors qu’il y a encore quelques années le Royaume n’en recevait que quelque 10.000 par an, aujourd’hui, la situation a évolué. En effet, depuis la suppression de visas, les arrivées de touristes chinois au Maroc ont été multipliées par six selon les statistiques. Ainsi, le Royaume accueille plus de 6000 touristes chinois par mois actuellement. « Il y a encore quelques années, on recevait 800 à 1000 Chinois par mois, aujourd’hui nous sommes à plus de 6000 par mois », s’est réjouit Abderrafie Zouiten, le Directeur Général de l’Office national marocain du tourisme (ONMT), lors de la présentation, le 19 décembre à Casablanca, du bilan de l’activité touristique en 2016 et des perspectives pour 2017, en collaboration avec la Confédération nationale du tourisme (CNT).


Des performances qui témoignent de l’efficacité des actions mises en œuvre, et qui, aussi, confortent les acteurs du secteur par rapport à l’objectif des 100.000 touristes chinois à atteindre à l’horizon 2020. Cependant, même si les chiffres montrent une percée significative sur le marché chinois, il n’en demeure pas moins qu’il reste encore du chemin à parcourir pour atteindre les objectifs escomptés.

En premier lieu, les professionnels pointent du doigt l’absence d’une ligne directe entre l’Empire du milieu et le Maroc. « On ne pourra pas parler de marché chinois s’il n’y a pas de ligne directe », sonne la profession. « En 2014, le ministre du Tourisme avait annoncé l’ouverture d’une ligne de Royal Air Maroc pour 2016. Aujourd’hui, nous sommes presqu’en 2017, et toujours rien », a déploré un professionnel, spécialiste du marché chinois. De même, les professionnels dénoncent l’absence d’une stratégie claire pour ce marché très rémunérateur.

« Un touriste chinois dépense 2,6 fois ce que dépense un touriste européen », a fait remarquer un opérateur. Et ce n’est pas tout, car les défis sont multiples. On note également une pénurie de guides chinois. Ils sont très rares, et les quelques-uns que les opérateurs trouvent sur le marché sont payés très cher. C’est d’ailleurs pour cette raison que la profession appelle à la mise en place de formation pour guide chinois.

« Nous comptons lancer un concours de guides chinois par le ministère du Tourisme, sauf qu’aujourd’hui il y a pas de ministre », a souligné une responsable du secteur qui connait bien la situation. Sur la formation, Abderrafie Zouiten a assuré qu’un travail collectif entre la CNT, l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT), et l’Institut Confucius pour former des guides chinois.

 
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