L'édito

Tous les espoirs sont permis [Par Jamal Berraoui]

Avec les élections indirectes, pour constituer la deuxième Chambre, le processus électoral est clos. Sans surprise, la coalition tripartite a une majorité confortable dans les deux Chambres. Ceci devrait assurer une fluidité dans le travail législatif, facilitant le travail du gouvernement. Ces changements institutionnels ne devraient pas susciter l’engouement des populations, parce que les attentes sont ailleurs.


Le nouveau gouvernement est attendu sur la lutte contre le chômage endémique, le pouvoir d’achat, surtout que l’inflation repart à la hausse, la concrétisation de la protection sociale, la réforme fiscale, celles de l’Education et de la Santé. Des promesses électorales ont été faites, les électeurs surveilleront les actes.

Il est clair que beaucoup de voyants sont au vert. La reprise est là et de manière plus forte qu’attendue, les investissements étrangers affluent, la campagne de vaccination maintient son rythme permettant la levée des restrictions.

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Mais l’endettement à l’extérieur approche les 40 Milliards de dollars, alors même que l’on sait que le financement du programme gouvernemental nécessite le recours à l’endettement et qu’il faut maîtriser le service de la dette, le chômage est au plus haut et l’inflation risque de déstabiliser les familles les plus précaires.

Le Roi, dans son discours, a clairement signifié que le cadre de l’action du nouveau gouvernement, était « le Nouveau modèle de développement » qu’il doit transformer en politiques publiques.

Mais tous les espoirs sont permis, parce que le nouvel exécutif jouit d’un préjugé favorable des citoyens. A l’étranger, la stabilité des institutions marocaines, qui ont pu digérer la parenthèse Islamiste, est unanimement saluée.

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Ce qui sera déterminant, c’est la cohésion de la coalition. C’est la condition sine qua non pour la réussite. Si cette condition est remplie, le soutien populaire pourrait être maintenu, surtout si les engagements sont tenus.

La construction démocratique n’est pas un long fleuve tranquille. Nous sommes dans une séquence très importante. C’est le devoir de l’ensemble de la classe politique, d’œuvrer pour sa réussite.

 
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