Business

Transport aérien: un petit marché qui veut grandir

Le secteur de l’aviation d’affaires continue son bonhomme de chemin. Actuellement, il compte six opérateurs nationaux. Les hommes d’affaires sont les premiers consommateurs de ce service dont le tarif horaire peut dépasser les 80.000 DH. PAR  Imane Trari


S’il y a une niche qui n’arrête pas de croître dans le secteur du transport aérien au Maroc, c’est bien celle de l’aviation d’affaires. En dépit de la crise, les grands patrons marocains, continuent à y recourir, pour le grand bonheur des opérateurs du secteur. Aujourd’hui, le secteur du jet privé compte six opérateurs nationaux. Chacun de ces derniers détient à son actif deux à trois avions, sans compter bien sûr les affrètements d’appareils étrangers, «ainsi que la location d’appareils auprès des grands patrons marocains, qui cherchent à réduire les charges», confie un expert dans le secteur. Concrètement, ces compagnies aériennes de niche proposent des services à la carte pour une clientèle très large. Dans le lot, on trouve les compagnies d’assurances, les agences de voyages spécialisées dans le tourisme d’affaires, mais surtout les patrons d’entreprises qui représentent 80% du chiffre d’affaires du secteur. Pour ce type de client, le déplacement en jet privé n’est pas un luxe, mais plus tôt un gain de temps.

Facture salée pour un voyagé sucré

La raison est simple! La souplesse d’emploi de l’avion d’affaires offre de multiples avantages par rapport aux compagnies commerciales. D’abord, le client a la possibilité de choisir son propre itinéraire sans contrainte d’horaire ni de formalités. A cela s’ajoute «le gain de temps, réalisé à l’aéroport et en vol. Ce dernier est estimé à quatre heures en moyenne sur chaque voyage», explique Abdelmalek Kettani directeur général de Dalia développement. Et pour cause, l’enregistrement des bagages et le contrôle de la douane sont réduits à leur plus simple expression et permet aux passagers d’embarquer quasiment sans délai. L’attente avant l’embarquement et le temps passés à récupérer ses bagages à la fin d’un déplacement disparaît totalement. Résultat! Le jet d’affaires décolle et atterrit à l’heure. Autres avantages, la confidentialité et l’absence de stress dans la mesure où le client est à l’abri de toute indiscrétion et peut choisir ses compagnons de voyages, et éviter dans la foulée les contrôles tatillons, les retards et les grèves surprises. Les jets privés donnent également «la possibilité d’accéder à des localités mal ou non desservies», confirme Tarik Raghib président fondateur de l’Association africaine pour l’aviation d’affaires. En guise d’exemple, l’Europe possède 2.000 plateformes accessibles par les avions d’affaires, alors que le transport régulier ne dessert que 200 aéroports. En clair, tout ce confort a un prix. En effet, le montant de la facture relative à un voyage par jet privé varie en fonction de plusieurs paramètres. Ces derniers sont liés aux prestations, à savoir le type d’avion, le nombre des passagers et de l’équipage, les heures de vols…. Toutes ces composantes donnent lieu à «un tarif horaire qui peut aller de 6000 jusqu’à 80.000 DH par heure de vol », déclare Hind El Achabi, président directeur général de Dalia Air. Et d’ajouter, «la facture totale peut frôler le seuil de 1 million de dirhams, dans certains cas ». 

 
Article précédent

Valencia détrône les ténors

Article suivant

Chab Mami Rabat ses cartes !