Le président américain Donald Trump a affirmé, mardi 9 juin, que la diplomatie américaine menait les « derniers efforts » en vue de la conclusion d’un accord avec l’Iran, au lendemain de la cessation de frappes réciproques inédites depuis la trêve conclue il y a deux mois.
« Nous sommes dans les derniers efforts de ce qui va être un très, très bon accord », a-t-il affirmé, évoquant un délai de « deux à trois jours » pour que cet accord soit conclu.
Après 100 jours de guerre et l’entrée en vigueur le 8 avril d’un fragile cessez-le-feu, les explosions et alertes avaient de nouveau retenti à Téhéran ou Tel-Aviv dimanche et lundi. Les attaques ont fait 15 blessés en Iran, selon le chef de l’organisation nationale des urgences.
Donald Trump, qui cherche une sortie à ce conflit impopulaire aux Etats-Unis à l’approche des élections de mi-mandat, avait exhorté l’Iran et Israël à cesser « immédiatement » les hostilités.
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Téhéran a d’abord annoncé l’arrêt de son opération militaire contre Israël, qui l’a ensuite imité. « A l’heure actuelle, les hostilités sur ce front ont cessé », a confirmé le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.
Signe d’accalmie, le principal aéroport international de Téhéran a annoncé tôt mardi un « retour à la normale » de ses conditions d’exploitation, au lendemain de la réouverture de l’espace aérien du pays, partiellement fermé entre dimanche et lundi.
En moins de 24 heures, l’Iran a tiré une trentaine de missiles contre Israël selon un responsable militaire israélien, en réponse à une frappe israélienne contre la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pro-iranien, dans laquelle deux personnes sont mortes et 20 ont été blessées.
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Lundi à la mi-journée, le commandement des forces armées iraniennes a annoncé « la cessation de l’opération », qualifiée de « sévère riposte » à Israël. Mais, a-t-il prévenu, « en cas de poursuite de l’agression et des hostilités, y compris dans le sud du Liban, des actions bien plus sévères et répressives qu’auparavant seront entreprises ».
Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien et principal négociateur de Téhéran, avait affirmé que l’Iran avait « rompu l’équation qui consiste à conclure un cessez-le-feu sur le papier et à le violer systématiquement sur le terrain. »
Sur le même ton, Benjamin Netanyahu a assuré qu’Israël riposterait « avec force » à toute nouvelle attaque iranienne. Lui qui avait ordonné des frappes contre l’Iran malgré l’objection du président américain a aussi dit, « avec respect », qu’Israël exercerait son droit à se défendre « chaque fois que nécessaire ».
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Alimentant les craintes d’une nouvelle extension du conflit, l’armée israélienne a annoncé tôt mardi avoir intercepté une « cible aérienne suspecte en provenance du Yémen », moins de 24 heures après que les rebelles houthis installés dans ce pays et alliés de l’Iran ont revendiqué une attaque contre Israël et décrété une interdiction de navigation israélienne en mer Rouge, autre voie maritime stratégique.
Dans ce contexte, les prix du pétrole, qui ont flambé ces dernières semaines en raison du blocage du détroit d’Ormuz, ont légèrement reculé mardi matin, le prix du baril de Brent de la Mer du Nord perdant 0,90% à 93,40 dollars, tandis que le West Texas Intermediate se repliait de 1,16% à 90,24 dollars.
Challenge (Avec AFP)