Tourisme

Un Fonds de Garantie pour accélérer la cadence de réalisation du produit balnéaire

L’Etat met en place un Fonds de garantie de 400 millions de dirhams dédiés en grande partie aux projets touristiques du plan azur (balnéaire) sur la période 2015-2020. Le montant sera couvert à hauteur de 300 millions de dirhams par l’Etat et à hauteur de 100 millions de dirhams par le Fonds Hassan II.


Cette enveloppe permettra de donner un nouveau souffle aux projets non encore réalisés dans le cadre du plan Azur. Elle a pour objet de garantir les crédits bancaires à moyen et long termes destinés au financement de projets d’hébergement et/ou d’animation touristiques. Ce Fonds de garantie vient ainsi compléter l’architecture globale en matière de mobilisation des ressources financières en fonds propres et en dettes bancaires pour la réussite de la Vision 2020. Cette architecture s’appuie sur plusieurs leviers pour le déploiement des écosystèmes touristiques afin d’accompagner les ambitions affichées de la stratégie nationale du secteur.

Le lancement du Fonds Marocain de développement Touristique (FMDT) a constitué à ce niveau l’une des principales mesures pour pallier à la problématique de mobilisation des fonds propres privés. Il vise les projets jugés non attractifs (faible rentabilité) du plan azur et qui nécessitent de lourds investissements sur une longue période ainsi que les projets touristique d’animations en partenariat. Le second volet vise la baisse du seuil du montant d’investissement à 100 millions DH au lieu de 200 millions DH initialement pour l’octroi des avantages prévus dans la charte des investissements. Le troisième volet concerne la prime d’investissement pour orienter les investisseurs vers des projets au niveau des destinations non matures et permettant de compenser les facteurs de risques clés (type de produit, maturité du territoire, etc.) sa mise en place interviendra incessamment. Enfin, la dernière brique de l’architecture concerne la mobilisation par les banques d’une enveloppe de 24 milliards DH pour le financement en dette du plan Azur. Durant le quinquennat passé, les banques ont été plus frileuses par rapport à l’octroi de la dette compte tenu du risque pouvant être supporté par cette dernière en cas de défaillance de l’emprunteur et compte tenu de la maturité des territoires. De plus, la conjoncture au niveau national et international n’a pas été favorable pour l’attrait d’investisseurs touristiques pour accompagner le plan Azur.

Ce nouvel outil que constitue le fonds de garantie permettra de pallier à la problématique de frilosité des banques en participant au risque supporté par les banques dans les projets des stations balnéaires avec un plafonds de risque allant jusqu’à 50 millions de DH par projet et 350 millions de DH par station en cas de défaillance de l’investisseur. Aussi, ce Fonds de Garantie associé aux autres mécanismes contribuera à l’accélération de la cadence de réalisation des projets d’hébergement et d’animation du plan azur. Il favoriseront à termes une implication et un engagement plus important du privé à même de jouer un rôle stratégique dans le parachèvement du plan Azur. L’ingénierie de ce mécanisme de garantie a été en effet mise en place par la Société Marocaine d’Ingénierie Touristique (SMIT) en 2015 en étroite collaboration avec le Groupement Marocain des Banques, le Ministère de l’Economie et des Finances, le Ministère du Tourisme et la Caisse centrale de Garantie.

 
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