Portrait

Un militaire dans le e-recrutement


Il a fait ses débuts dans l’armée, mais retourné à la vie civile, ce commercial de haut vol s’est lancé dans l’entrepreunariat très tôt. Au Maroc, il gère deux acteurs du recrutement : Be4job.com et RH performance. 

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Herfet bouk lay ghelbouk”, ce qui voudrait dire qu’il est plus sûr d’opter pour le métier qu’a exercé votre père, est un adage populaire qui s’applique au parcours de Serge Hernandez. C’est qu’en effet, il est frappant de constater que ce dernier  a  non seulement marché sur les pas de son père, mais qu’entreprendre est dans ce cas ci un destin familial. Les choix qu’ont fait  sont dès lors ceux qui ont été expérimentés par les siens et à fortiori quand c’est le père.

Lorsqu’on rencontre Serge Hernandez, on n’imagine pas avoir à faire à un quarantenaire. Il ne fait pas son âge, la silhouette svelte et athlétique. Seules des tempes grisonnantes trahissent son âge, pourtant pas très avancé. Lors de notre rencontre, il porte un jean sur une chemise. Le style est détendu, même si l’on évolue dans le monde formaté des ressources humaines. Le bureau dans lequel il nous reçoit est une pièce toute simple qui fait office aussi bien de salle de réunion que de bureau de travail. Après une brève présentation de ses activités et des entreprises qu’il dirige, commence son récit. Pendant tout le temps que dure l’entretien, ses souvenances sont résumées, puis développées au fil des questions. Telle une tapisserie dont les différentes péripéties vous tiennent en haleine et   que l’on aimerait voir aboutir. 

Serge est né en France en 1968, plus précisément dans la région des Hautes Pyrénées. A cette époque, son père est alors un homme d’affaires, qui a plutôt réussi en France. Mais à l’âge de neuf ans, la famille déménage  à Casablanca, qui se trouve être la ville de naissance de Mme Hernandez. C’est donc un nouvel environnement auquel le jeune Serge doit s’adapter. Ce qui ne semble pas avoir posé de problèmes “J’étais certes un enfant turbulent, mais très sociable et par ailleurs la main sur le coeur ”, se remémore-t-il. A cet âge déjà, il a le virus du commerce, et fait ses premières expériences dans le domaine. Il n’hésite pas en effet à reprendre des articles de second choix de l’ entreprise de textile que tient sa mère, pour les revendre auprès de ses camarades.

Parallèlement à sa scolarité, ses loisirs sont simples et variés. La clémence  du temps favorise la pratique du sport auquel il s’adonne avec plaisir. Il pratique entre autres le tennis, fait du surf et ne se prive pas de se prélasser à la plage, sous un soleil bien faisant,  durant de longues journées à la plage.

Mais cette période d’insouciance touchant à sa fin avec la scolarité secondaire, il faut bien se préoccuper de son avenir. C’est alors que Serge cherche à se rattacher au destin qui a été celui de son père, et opte pour l’armée. Prémonitoire cet appel de la carrière militaire, voie, que son père avait  déjà empruntée.  Il recherchait peut-être une certaine rigueur et une structure d’accueil  sécurisée. C’est sans doute pour cela qu’il quitte le Maroc à 17 ans, rejoindre son
père depuis divorcé, préparer le Bac.

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