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Au cœur de Oppama se construit la nouvelle Leaf

C’est à l’occasion de la présentation de la nouvelle Nissan Leaf au Japon début septembre 2017 que Challenge a visité l’usine de Oppama Plant, un centre de production pilote dans la banlieue de Yokohama. Inauguré en 1961, modernisé il y a quelques années pour répondre aux normes de construction de nouvelle génération, c’est ici qu’on y assemble la nouvelle Leaf électrique.  


Le bruit est assourdissant, le ballet des ouvriers japonais impressionnant. Sur une chaîne de montage, ils opèrent sur trois voitures en même temps avec une vitesse d’exécution et une précision stupéfiantes. L’usine Nissan de Oppama située dans la ville de Yokosuka-shi, face à la baie de Tokyo, à une heure du quartier général de Yokohama, est un centre pilote où la flexibilité est poussée à son maximum. Présentée comme l’une des plus modernes du constructeur, elle produit cinq modèles, ce qui est remarquable : Juke, Cube, Note, Sylphy et Leaf. Chaque ouvrier est capable, sur une même ligne d’assemblage de produire aussi bien des voitures thermiques qu’électriques. Passant d’une Nissan Juke à une Nissan Cube avant d’assembler la nouvelle Nissan Leaf dans un ballet orchestré en seconde, leurs compétences multiples et leur savoir-faire dans l’exécution de leurs gestes impressionnent. Ils sont capables de serrer le réservoir d’une direction assistée avant de passer aux vérins d’un hayon, enchainant les étapes comme un coureur du tour de France. La fabrication d’une voiture prend huit heures en moyenne. 130.000 véhicules sortent actuellement chaque année de Oppama mais sa capacité totale est de 240 000 voitures.

Premiers robots en 1970
S’étalant sur 170 hectares, l’usine qui date de 1961, apparaît assez vétuste d’apparence avec sa faible hauteur et son vacarme infernal, notamment dans le secteur de la carrosserie lors des phases où des robots soudent les différents éléments entre eux et assemblent ensuite les carrosseries avec les plateformes. Pourtant, elle fait partie des usines de Nissan les plus automatisées du constructeur. N’a-t-elle pas inauguré le tout premier robot de soudage de l’industrie automobile en 1970 ?

Aujourd’hui, la chaîne de montage de Oppama est considérée comme l’une des plus flexibles, reconfigurable à chaque fois qu’une nouveauté, lors d’un restylage par exemple, est introduite sur les véhicules en cours de vie. Au point qu’aujourd’hui encore, chaque ligne de production dans le monde est d’abord testée par ses ingénieurs maison. 50 000 Leaf ont été produits en 2016 mais l’objectif est d’en produire le double en 2018. « La flexibilité devient incontournable pour que le site tourne à plein régime et optimise le processus de fabrication », explique Koutarou Kusano, l’ingénieur en charge de la production.

Oppama a donc récupéré la production de la nouvelle Leaf II dont la commercialisation vient de débuter au Japon début octobre. Une nouvelle aventure commence. La production à grande échelle d’une voiture électrique dont la première génération s’est écoulée à plus de 300.000 exemplaires. Les ambitions sont revues à la hausse pour cette deuxième génération, à l’heure où les perspectives d’avenir de l’électrique sont prometteuses. Et Oppama en sera le bras armé.

Challengenews
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