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Violence contre les enseignants stagiaires : le ministère de l’intérieur justifie la bastonnade

 Trois jours après les violents affrontements entre les forces de l’ordre et les enseignants stagiaires, le ministère de l’intérieur réagit. Dans son communiqué, le département de Hassad explique que « les étudiants stagiaires des centres régionaux des métiers de l’éducation et de la formation (CRMEF) ont été légèrement blessés lors de manifestations non-autorisées à Casablanca, Marrakech et Inzegane ». L’Intérieur précise également qu’en dépit du fait que ces marches n’ont pas été autorisées et que les décisions de leur interdiction avaient été communiquées aux parties concernées, certains étudiants ont insisté à les tenir en violation totale de la loi. Face à cette situation, les autorités locales et les forces de l’ordre, en totale conformité avec les règlements et les dispositions légales, ont tenté de dissuader les manifestants à continuer à violer la loi et dissoudre leurs rassemblements, chose à laquelle ont obtempéré les étudiants à Fès et à Tanger.


Cependant, poursuit le communiqué, les groupes de manifestants à Casablanca, Marrakech et Inzegane ont choisi de défier et de provoquer les forces publiques en essayant de forcer le cordon de sécurité et les pousser à la confrontation. Cette situation a ainsi provoqué une bousculade parmi les manifestants et engendré des blessures légères parmi ces derniers ainsi que plusieurs cas d’évanouissements prétendus.

A rappeler que des groupes d’énseignants stagiaires ont tenté, dans le cadre de leurs mesures d’escalade entamées le 7 octobre 2015, d’organiser des marches de protestation, jeudi dernier dans plusieurs villes, pour revendiquer l’annulation des deux décrets relatifs à la séparation entre la formation et le recrutement.

 
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