L'édito

Vive le Maroc

Addis Abeba recevra bientôt Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le drapeau marocain flottera de nouveau sur l’édifice de l’Union Africaine du haut du plateau de la capitale éthiopienne. La voix de notre pays sera entendue au sein des commissions, comme lors des plénières et dérangera sûrement celles qui vivent encore sur un passé honteux et ténébreux. Les amis de l’action marocaine sont nombreux, de plus en plus nombreux et reconnaissent que l’Afrique de demain est dans le travail commun et non dans le discours artificiellement commun. Telle une défense qui n’arrive plus à contrer les débordements des ailiers ni la fougue de l’avant-centre appuyé par un milieu de terrain offensif. Les défenseurs du séparatisme et principaux ennemis de notre intégrité territoriale semblent sombrer dans des attitudes et des interprétations juridiques hallucinantes. La présence de notre pays au sein de l’Union Africaine n’est pas une reconnaissance de fait de l’entité séparatiste, elle est au contraire une ouverture sur la légitimité internationale. Les institutions onusiennes et les grands États qui font la décision au sein du Conseil de Sécurité reconnaissant le sérieux et la faisabilité du projet d’autonomie au Sahara marocain et le modèle de développement de nos provinces du Sud.


La réforme des retraites continue de montrer combien il est difficile de concilier protection des acquis et préservation des équilibres financiers. Le régime des pensions civiles est tombé malade depuis longtemps, il a été diagnostiqué par les experts nationaux et internationaux, mais le protocole qui devait le remettre en bonne santé n’a pas fait l’unanimité de ceux qui ont longtemps travaillé au sein de la commission technique et de la commission nationale chargée de la réforme. Le Président de la Cour des Comptes a rappelé dernièrement au Parlement, que le chantier devait démarrer depuis 2008 et que les mesures contenues dans les retouches apportées par le gouvernement n’auront qu’un impact très limité sur les équilibres de la Caisse Marocaine des Retraites (pensions civiles). M. Jettou était Premier ministre entre 2002 et 2007 et connaissait l’ampleur des difficultés financières qu’allait affronter cette caisse qui dépend presque structurellement du niveau des recrutements au sein de l’administration publique. Abbas El Fassi n’a pas non plus pu affronter cette question malgré les alarmes lancées par les études actuarielles et les mesures prises depuis quelques mois relèvent beaucoup plus d’un traitement homéopathique que d’une chirurgie salvatrice. En attendant et à cause du rôle historique de l’État dans les déséquilibres du régime des pensions civiles, le Trésor Public doit contribuer à travers un apport substantiel, pour ne pas faire sombrer la Caisse.

Le public marocain mérite la joie et le bonheur liés à un jeu réaliste qui a permis à notre équipe nationale du football, d’accéder aux quarts de finale de la Coupe d’Afrique organisée par le Gabon frère. Nous avons longtemps attendu la stabilité des effectifs et de la direction technique ; nous avons été soumis à un exercice qui allait nous faire perdre la capacité de nos mémoires. Dans le passé, le spectateur retenait facilement les noms des Lions de l’Atlas et les situait facilement dans leurs postes respectifs, alors qu’aujourd’hui, cet exercice est devenu difficile. Tout en espérant que notre équipe nationale puisse aller loin dans cette compétition de qualité, nous ne cesserons d’inviter les instances qui dirigent notre football très populaire à rentabiliser en termes sportifs les efforts fournis, pour valoriser les compétitions nationales. Un joueur évoluant dans la Botola, a le droit d’espérer intégrer l’équipe nationale et participer à la réalisation des résultats. Se contenter des compétitions avec les locaux, tue les ambitions et affaiblit le goût de l’effort. Le travail finit par payer lorsqu’il est bien fait. Bonne continuation, chers Lions de l’Atlas! n

La Rédaction

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