L'édito

Voir plus loin [Édito]

La rentrée scolaire est sur toutes les lèvres, le désarroi des parents et les changements successifs des options du ministère créent une ambiance délétère. Dans une interview exclusive, Monsieur Amzazi s’explique et il le fait mieux que son Chef du gouvernement.


Il reconnaît que les parents avaient plébiscité le présentiel. Sauf que les chiffres des cas avérés ont atteint la veille de la rentrée un record inquiétant que nul ne pouvait prévoir. Pour lui, il faut réajuster en permanence en fonction de l’évolution sanitaire. Mais il évoque l’avenir, les pistes ouvertes par le retour d’expérience. La digitalisation bien sûr, mais aussi la déghettoïsation des disciplines pour un enseignement plus transversal et des choix pédagogiques en rupture avec le passé. Ce sont effectivement des pistes pour l’avenir, mais il faut inclure enseignants et parents dans la démarche. Ne pas avoir le nez dans le guidon est déjà une bonne chose.

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Le Registre social unifié (RSU) a vu son agenda accéléré. Il devrait voir le jour en 2021, deux ans avant la date prévue initialement. Il ne faut pas s’y tromper, c’est un acte majeur. Parce que cet outil permettra, enfin, de cibler les couches les plus défavorisées, sans déperdition. Nous avons un nombre d’aides sociales, sans recoupement, sans évaluation de l’efficacité.

Le RSU, établi selon des critères scientifiques précis, permet de fixer la population cible et d’aller vers un système d’aide universelle. Ce registre permettra de fluidifier la protection sociale et de la diriger vers plus d’efficacité, dans l’équité.

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Où est l’argent de l’épargne ? Durant le confinement, la consommation a été fortement réduite. Une forte épargne de précaution a eu lieu, par crainte d’un risque économique plus important. En France, les dépôts bancaires ont augmenté de 28%. Au Maroc, le cash en circulation a augmenté de 25%, soit 68 milliards de DH. Les dépôts bancaires n’ont augmenté que de 1,7 %. Un grand désespoir des banques pour qui les dépôts sont la première ressource.

 
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