Carburants

Winxo apporte ses éclaircissements sur l’affaire Samir

La société de distribution de carburants et de lubrifiants, Winxo, dresse dans un communiqué une radioscopie de l’affaire la Samir. Pour Hassan Agzenai, président de Winxo, cette affaire est la conséquence d’un long processus de déconfiture débutant depuis la privatisation.


Selon lui, les déboires de la Samir ne sont pas venus subitement, mais sont la conséquence d’une conception inadéquate de la privatisation et de la stratégie d’approvisionnement du Maroc en produits pétroliers, ainsi que de la modernisation de la raffinerie suite à la convention d’investissement de 2004.

«Cette raffinerie ne s’est pas effondrée subitement comme un château de cartes. Elle s’est défaite lentement, durant des années. D’une certaine façon, presque sous nos yeux», commente Hassan Agzenai, qui précise que «l’affaire Samir semble s’être déroulée depuis l’origine dans un contexte général caractérisé par une absence de vision d’ensemble et à long terme dans ce domaine».

Par ailleurs, Winxo souligne l’absence d’inquiétude de l’Etat vu les «capacités du management» et celles de «l’actionnaire de référence». «Personne ne semble avoir douté sérieusement, ni de ses fondamentaux ni de la solidité de son potentiel de croissance, ni du sérieux, ni des capacités de management de son actionnaire dit de référence», remarque le président de Winxo. Cette dernière attire l’attention sur le niveau alarmant des emprunts accordés avec facilités à la Samir ainsi que le bénéfice de subventions et d’aides. «La raffinerie a bénéficié de subventions, d’aides et surtout d’emprunts disproportionnés, dont le montant semble s’être singulièrement volatilisé. L’équivalent d’une bonne partie du prix d’une nouvelle raffinerie».

Winxo s’étonne aussi du coût de la nouvelle raffinerie et des emprunts accordés avec facilités à la Samir ainsi que le bénéfice de subventions et d’aides. De même, Hassan Agzenai pointe du doigt la compétitivité comme problème majeure de l’affaire Samir. La raffinerie est loin d’être compétitive. Pourtant, l’actionnaire majoritaire s’est engagé à fournir – à partir de nouveaux investissements – des produits de qualité à des prix compétitifs dans un marché ouvert à terme. «Au lieu de s’inscrire aussitôt dans un schéma global, positif et équilibré de raffinage, de stockage et d’approvisionnement du pays en produits pétroliers, le raffineur s’était lancé tardivement dans la réalisation d’importants investissements, pas toujours justifiés et, pour certains, d’autant plus inopportuns que leur coût apparaissait de plus en plus exorbitant», explique M. Agzenai.

 
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