Gouvernance

World Policy Conference : pour une biodiversité de la globalisation

La 10ème édition de la World Policy Conference (WPC) s’est ouvert ce vendredi 03 novembre 2017 à Marrakech.


Jusqu’au 05 novembre, un gotha venu de tous les horizons géographiques, politiques, religieux et culturels aspire à contribuer, par le dialogue, l’échange d’expériences et de connaissances, à l’éclosion d’une biodiversité de la globalisation. Dans son allocution d’ouverture, Thierry de Montbrial, président et fondateur de la WPC, a évoqué l’état d’esprit du lancement de la conférence annuelle en 2008, à savoir « l’objectif de contribuer à améliorer la gouvernance dans tous ses aspects, afin de promouvoir un monde plus ouvert, plus prospère, plus juste et respectueux de la diversité des États et des nations ». L’occasion aussi pour le fondateur de la World Policy Conference de faire le bilan d’une décennie d’activité assez morose, marquée par la faillite de Lehman Brothers et la crise des subprimes en passant par le printemps arabe. Thierry de Montbrial n’a pas manqué d’épingler « les politiques désastreuses inspirées de l’idéologie néoconservatrice américaine qui n’ont abouti qu’au chaos, à intensification et à l’expansion géographique du fléau du terrorisme islamique ».

La cérémonie d’ouverture de cet événement mondial a été également marquée par le message royal adressé aux participants, dont la lecture a été donnée par Yassir Zenagui, conseiller du Souverain. Dans son message, le Souverain a tenu à souligner l’importance de cette rencontre qui offre « l’opportunité de débattre des grands enjeux régionaux et internationaux et contribue à améliorer la gouvernance dans ses dimensions de réflexion, de décision et de contrôle afin de promouvoir un monde plus ouvert et plus respectueux de la diversité ». SM le roi a fait valoir à cet égard le rôle d’un débat constructif dans l’émergence d’idées nouvelles et de solutions susceptibles d’améliorer encore le modèle de développement de nos pays. « Certes, la voie vers la prospérité est un processus complexe et de longue haleine. Néanmoins, les grandes aspirations des citoyens, notamment africains, ne peuvent se concrétiser qu’à travers des programmes de développement humain et économique inclusifs qui s’inscrivent dans une dimension régionale ou continentale », a fait savoir le Souverain.

 
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