Industrie

Zellidja : L’Indien Braj Binani reprend les fonderies de plomb

Alors que la Société des fonderies de plomb de Zellidja cumulait une perte de 195 millions de dirhams depuis 2011, un partenariat avec un groupe indien permettra la réouverture du site.


Al’arrêt depuis juillet 2012, soit dix huit mois à ce jour, l’activité de la Société des fonderies de plomb de Zellidja (SFPZ) devrait reprendre incessamment. En effet, les analystes de BMCE Capital bourse croient savoir que SFPZ a confié «l’exploitation de son unité industrielle située près d’Oujda, à l‘indien Braj Binani Group contre une redevance annuelle fixe». Le partenaire indien de la filiale de la Somed, Zellidja, agira à travers Indo Minerals And Metals Morocco, sans doute mise en place pour ce contrat de concession. Ainsi, l’exploitation de l’usine d’une capacité de 160.000 tonnes par an pourrait constituer le démarrage de cette collaboration entre le groupe Somed et le conglomérat Braj Binani Group. Puisqu’il se murmure que la construction d’autres unités serait également dans le pipe afin d’exploiter d’autres minerais.

Sur le plan international, les cours du plomb restent à un niveau relativement élevé. Sur les cinq dernières années, les prix ont doublé en passant de 1000 dollars à un peu plus de 2000 euros. C’est dire que le contexte est assez difficile pour rentabiliser la production de plomb, même s’il est possible de répercuter cette hausse sur les prix de ventes du produit fini.

Il faut rappeler que SFPZ n’a pas su s’adapter à temps aux nouvelles dispositions réglementaires concernant l’importation des matières secondaires de plomb. En septembre dernier, lors de la publication de son profit warning, c’est en effet ce qu’expliquait Zellidja dans son communiqué.  Selon le management de la maison mère Zellidja, le traitement de matières complexes, notamment le plomb argentifère et l’évolution des cours des métaux ont impacté les capacités financières de la société.

Ainsi, sur les trois dernières années, depuis janvier 2011, la société n’arrête pas de cumuler des pertes qui se montent à quelque 195 millions de dirhams, dont 102 millions de pertes durant le seul exercice 2012. 

 
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