Industrie

Cap Excellence. 9 conventions signées pour la réalisation du projet

Le projet Cap Excellence est sur les bons rails. Le Ministre de l’Industrie, Moulay Hafid Elalamy, et le Ministre de l’Education Nationale , Said Amzazi, la directrice générale de l’OFPPT, et les représentants de plusieurs associations professionnelles, ont en effet signé le 26 juillet, 9 conventions relatives à la mise en œuvre du projet Cap Excellence.


Au rang des associations professionnelles ayant signé lesdites conventions figurent notamment le Groupement des Industries Marocaines Aéronautiques et Spatiales (GIMAS), l’Association Marocaine pour l’Industrie et le Commerce Automobile (AMICA), l’Association Marocaine des Industries du Textile et de l’Habillement (AMITH), et la Fédération Marocaine de l’Externalisation des Services (FMES). Dans le détail, les 9 conventions signées visent la mise à niveau des offres de formation dédiées aux secteurs de l’automobile, l’aéronautique, l’offshoring et le textile.

Il est également question d’équiper les 4 Cités des métiers et des compétences (CMC) par des mini-chaînes industrielles pédagogiques. On apprend aussi qu’un modèle de gouvernance public-privé sera mis en place dans le cadre d’une S.A (Société Anonyme), dont le capital sera détenu à 51% par l’association professionnelle concernée et 49% par l’OFPPT, avec un Conseil d’Administration présidé par un professionnel du secteur.

L’objectif étant d’assurer une gouvernance privée pour la modernisation des équipements pédagogiques et l’adaptation des cartes de formation aux besoins en compétences dans 5 établissements de formation sectoriels de l’OFPPT dédiés à l’automobile à Kénitra, l’aéronautique à Nouaceur, l’offshoring à Casablanca et le textile à Casablanca et à Tanger. De même, ces S.A se donnent trois ans pour atteindre à un taux d’insertion entre 70% et 90% des lauréats au bout de 6 mois, un taux de satisfaction d’au moins 80% des entreprises du secteur et un taux de 100% pour les stages d’immersion. Ces 5 établissements cibleront, à terme, un effectif annuel global en formation de près de 7300 jeunes.

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Force est de préciser que pour le déploiement des mini-chaînes industrielles pédagogiques, 3 seront généralistes avec des focus différents au niveau de 3 CMC, Souss Massa, l’Oriental et Tanger-Tétouan-AL Hoceima. Aussi, la 4ème portera-t-elle sur l’industrie 4.0 au niveau de la CMC de Casablanca – Settat et ces 4 mini-chaînes industrielles pédagogiques auront pour finalité d’offrir à au moins 1500 stagiaires par an un environnement d’apprentissage proche de la réalité de l’entreprise et de leur faciliter l’assimilation et l’acquisition du savoir-faire industriel.

Il faut noter que le Ministère de l’Industrie, de l’Investissement, de l’Economie Verte et Numérique, à travers le Fonds de Développement Industriel et des Investissements (FDII), prendra en charge le coût d’achat des 3 mini-chaînes généralistes à hauteur de 30 millions DH (10 millions DH chacune) et de 2/3 du coût de la mini-chaîne industrie 4.0 à hauteur de 33,33 millions DH. De son côté, l’OFPPT financera 1/3 du coût de la mini-chaîne industrie 4.0 dans la limite de 16,67 millions DH. De même, pour chacune de ces mini-chaînes, l’Office assurera l’acquisition et le fonctionnement ainsi que la mise en place des modules de formation et l’affectation de formateurs qualifiés.

« C’est à sa main-d’œuvre qualifiée que le Maroc doit, en grande partie, sa renommée en tant que plateforme industrielle des plus compétitives au monde. Et grâce à la Haute Sollicitude Royale, les Cités des métiers et des compétences, qui seront déployées dans l’ensemble des régions, permettront aux ressources humaines marocaines de se mettre au diapason de l’évolution industrielle et à la pointe de l’innovation que connaissent les secteurs les plus techniques », a déclaré Moulay Hafid Elalamy.

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Le ministre de l’Industrie a aussi mis en exergue l’importance accordée par le Nouveau modèle de développement du Maroc à la formation en tant que choix stratégique, mettant l’accent sur notamment la gouvernance, la qualité et la diversification d’offres adaptées aux besoins du marché de l’emploi.

Pour sa part, Loubna Tricha a fait remarquer que la particularité de ce partenariat public-privé est d’avoir mis la gestion de la performance au cœur de son action, à travers des contrats de performance formalisés, avec des business plans chiffrés et des KPI mesurables, traduisant la volonté partagée d’asseoir un pilotage efficace dès le début du projet, basé sur un suivi rapproché de la performance du dispositif de formation et une bonne maîtrise des processus et des coûts.

Pour rappel, le projet Cap Excellence s’inscrit dans le cadre de la feuille de route relative au développement de la formation professionnelle, et aussi dans le cadre de la concrétisation du Plan d’accélération industrielle faisant des ressources humaines et des compétences un atout majeur pour l’attractivité de l’investissement et le renforcement de la compétitivité des entreprises.

 
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