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FIFA : la réforme Lekjaâ actée

La FIFA a publié jeudi son premier « commentaire » sur le règlement régissant l’éligibilité pour jouer en équipe représentative et les nouvelles exceptions pour un changement d’association, dans le sillage de l’approbation en 2020 des modifications des statuts de l’instance internationale de football.

Selon la FIFA, « la réforme de septembre 2020 a tenu compte de plusieurs situations jugées d’une sévérité ou une rigueur excessives qui ont été pointées par des associations membres ou révélées par la pratique, et a codifié la jurisprudence de la Commission du Statut du Joueur ». Cette réforme, surnommée « la réforme Lekjaâ » (Fouzi Lekjaâ est le président de la Fédération Royale Marocaine de Football), avait été adoptée par la FIFA à une écrasante majorité (193 des 209 votants).


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A cet égard, quatre nouvelles exceptions permettant un changement d’association ont été ajoutées. Parmi ces exceptions, figure celle « rectifiant la rigueur excessive appliquée lorsqu’un joueur détenant plusieurs nationalités ou une « nationalité commune » a joué pour une association membre lors d’une compétition officielle, dans quelque discipline de football que ce soit, au niveau international « A », sur un nombre de matches limité voire pendant quelques minutes lors d’un seul match ».  De manière générale, la FIFA détaille dans ce document les critères d’éligibilité, la signification du terme « nationalité », les principes d’acquisition d’une nouvelle nationalité, la situation des apatrides, et le changement d’association. Selon la FIFA, « l’objectif premier du document consiste à fournir à l’ensemble des parties prenantes de plus amples informations sur les conditions que doivent satisfaire les joueurs et joueuses pour pouvoir évoluer en équipe nationale ».

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Dans sa première version, le règlement de la FIFA disposait simplement qu’un joueur était éligible pour jouer en équipe représentative d’une association de football dès lors qu’il possédait la nationalité du territoire sur lequel l’association de football concernée était domiciliée. Une fois que le joueur avait évolué avec l’équipe représentative de cette association de football en compétition officielle (quel qu’en soit le niveau), il était lié à la « nationalité sportive » rattachée à cette dernière pour toute la durée de sa carrière dans le football international. La seule exception concernait les joueurs dont la nationalité avait été modifiée involontairement. Entre 2004 et 2008, de nouvelles règles ont été instaurées, qui permettaient, entres autres, aux joueurs de changer de nationalité sportive (à condition de respecter certains critères objectifs), de statuer sur les cas de joueurs ayant une « nationalité commune » (à plusieurs associations) et de statuer sur les cas de joueurs ayant acquis une nouvelle nationalité.

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Parmi les joueurs éligibles à cette réforme figure Munir El Haddadi. Ce dernier a joué une seule fois avec l’Espagne lorsqu’il avait 19 ans et cette sélection date de 2014.  

 
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