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Le français Séché Environnement renonce à ses ambitions au Maroc

Six ans après avoir pris pied au Maroc, le groupe français Séché Environnement ferme son bureau de Casablanca.


Ce groupe spécialisé dans la valorisation et le traitement des déchets ménagers et industriels, ainsi que les services à l’environnement, vient de fermer Tredi Maroc qui relevait de son Pôle de valorisation de déchets dangereux et traitement des déchets complexes. Ce départ prématuré, tranche de façon surprenante avec l’enthousiasme pour notre pays affiché il y a quelques années par ce groupe basé à Changé en Mayenne (près de Rennes au Nord-Ouest de la France), et son Président et fondateur Joël Séché.

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Un enthousiasme qui avait été exprimé lors de l’inauguration en novembre 2015, de la Plate-forme Nationale de traitement et de réhabilitation des appareils électriques dans le cadre d’un Partenariat Public-Privé impliquant le Ministère Délégué chargé de l’Environnement (de l’époque), le groupe Séché Environnement et Maroc Maintenance Environnement, une PME locale. Cette première plateforme de son genre en Afrique, qui a permis à ce jour le traitement de plusieurs centaines de transformateurs électriques pour en éliminer le pyralène (PCB), s’est fortement appuyée sur l’expertise du groupe Séché Environnement, un des spécialistes mondiaux de l’élimination des déchets dangereux, particulièrement reconnu pour son expertise en matière de traitement des PCB. Ce dernier a assuré la formation, la fourniture des équipements adéquats (laboratoires, unités de traitement…) et le transfert du savoir-faire vers Maroc Maintenance Environnement.

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Il faut dire qu’hormis cette première incursion au Maroc, le groupe fondé en 1985 n’a pas pu y développer ou décrocher de nouveaux projets et contrats importants, contrairement à d’autres acteurs français des services liés à l’environnement qui, au contraire, y ont bien avancé leur pion tels Veolia, Cerway et Derichebourg (avant qu’il décide de vendre sa filiale marocaine en 2019). Ce qui a dû intimer le top management de Séché Environnement de limiter sa conquête africaine à l’Afrique du Sud, où il est solidement implanté et où il réalise des revenus de plus de 60 millions d’euros (plus de 650 millions de dirhams), soit près de 9% de son chiffre d’affaires annuel consolidé en 2019.

 
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