Franchise

Les deux enseignes françaises, Carglass et Midas, en panne de croissance au Maroc

Décidément, la crise du Covid-19 enraye le développement au Maroc des franchises internationales opérant dans le segment de la réparation automobile.


En effet, le contexte actuel et le manque de visibilité qu’il suscite quant à la vigueur de la reprise économique, a fortement freiné les ambitions des deux enseignes françaises, à savoir Midas et Carglass dans leurs projets respectifs de déploiement au Maroc. Aussi, pour ce qui est de la filiale du groupe Mobivia (enseignes Norauto et Midas) qui avait changé en 2018 son master-franchisé marocain (le groupe Auto-Nejma) dans l’espoir de dynamiser au Maroc sa marque qui y ronronnait après plus d’une décennie de surplace, il se retrouve trois ans plus tard, avec à peine trois points de vente (soit un de plus que celui atteint avec l’ex-partenaire marocain), de surcroit tous concentrés dans la région de Casablanca.

Lire aussi | L’Espagne inquiète du développement agricole au Sahara marocain

Un retard que l’actuel master-franchisé, le distributeur de pièces automobiles AD Maroc, explique par le contexte peu favorable et la prudence à l’investissement qu’il suscite. En attendant, le spécialiste de l’entretien automobile toutes marques, prend son mal en patience et attend des jours meilleurs pour faire du Maroc, le seul pays africain et arabe où la marque est présente du reste, une véritable success story.

Quant au leader européen de la réparation de parebrise automobile, il compte déjà au Maroc un réseau, certes, trois fois plus important que celui de Midas, grâce à son partenariat initial avec Total Maroc, mais avec une dizaine à peine de centres de réparation implantés dans les stations de son master-franchisé marocain, l’objectif à horizon trois ans est loin d’être au rendez-vous.

Lire aussi | Cryptomonnaie. Abdellatif Jouahri s’exprime sur l’état d’avancement au Maroc [Vidéo]

Là encore, l’année 2020 qui fut marquée par un confinement allongé et des restrictions de tout genre, n’a pas favorisé la montée en puissance de la marque qui «répare et remplace». Il faut dire, que les priorités du groupe Total au Maroc, dont la performance financière 2020 a été fortement secouée par la crise du Covid-19, sont clairement ailleurs aujourd’hui et notamment vers la «décarbonisation» de ses activités avec une accélération de l’équipement de stations en panneaux photovoltaïques et de bornes de recharge électrique.

 
Article précédent

La CGEM élue membre du Conseil d'administration de l'Organisation Internationale du Travail

Article suivant

Maroc. La SFI engagée pour stimuler la reprise économique