Santé

Les masques distribués en épicerie et en grande surface au prix de 0,8 DH l’unité

Le Maroc veut généraliser le port du masque de protection. Il a procédé depuis ce lundi 6 avril à la distribution de ces protections aux épiceries de proximité et aux grandes surfaces à travers le Royaume, et ce pour la vente au grand public. 


Le Maroc veut renforcer les mesures de protection mises en œuvre contre la propagation du coronavirus. Les épiceries marocaines distribuent depuis ce lundi 6 avril à leurs clients des masques de protection.  70 000 épiceries de proximité sont concernées par cette opération même pour l’heure l’approvisionnement de ces points de vente est en cours. « Les masques sont déjà disponibles depuis quelques heures dans les supermarchés et auprès de certains épiciers. Les 70 000 épiceries de proximité ciblées le seront d’ici demain ou après demain. Le ministère a pu revoir le prix à la baisse. Les 100 unités et 50 unités coûtent respectivement 80 DH et 40 DH », indique Taoufik Moucharraf, directeur de la communication au ministère de l’Industrie et du Commerce. Pour rappel, le 2 avril dernier, un arrêté du ministère de l’Economie et des finances, avait fixé les prix  comme suit : 2,5 DH/unité pour les boîtes de 10 unités, et 2 DH/unité pour la boîte de 50 unités, ou encore 1 DH/unité pour la boite de 100 masques.

Pour assurer un plein succès, le ministère a décidé de profiter d’abord des réseaux des grands distributeurs, notamment Centrale Danone avec son réseau de 75 000 épiciers, Copag et Dislog Group. Selon Moncef Belkhayat, Président H&S & Dislog, d’autres opérateurs affiliés à Tijara 2020 rejoindront le trio, « ce qui permettra d’étendre la distribution aux pharmacies ». Comme nous l’annoncions hier dimanche 5 avril (Masques anti coronavirus : Le port généralisé encouragé au Maroc ?), une dizaine d’usines spécialisées dans la fabrication de tissu se sont lancées dans la fabrication de masques alternatifs. « Actuellement, nous avons atteint une capacité de production 3 millions de masques par jour et dès la semaine prochaine celle-ci atteindra les 5 millions de masques par jour. Tous les masques produits respectent les standards internationaux. D’ailleurs le ministère a exigé que les produits soient accompagnés d’une fiche renseignant sur certains aspects, notamment la durée d’utilisation » », souligne Taoufik Moucharraf qui précise que le Département d’Elalamy a accompagné tous ces producteurs de masques.

Ces masques barrières qui ont une durée d’utilisation optimum de quatre heures, également utilisables une fois, sont aptes à l’utilisation. Ils limitent la projection de gouttelettes de l’usager potentiellement atteint de coronavirus sur son voisinage. Ils protègent aussi contre toute attaque externe sans gêner la respiration.

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Si au début de l’épidémie du coronavirus, plusieurs pays estimaient que le port du masque n’est pas utile, cette protection s’impose de plus en plus. Aujourd’hui, plusieurs gouvernements l’ont déjà imposé dans l’espace public. Au Maroc, l’exécutif le recommande ainsi pour toute la population. « Il n’est pas exclu qu’à partir de ce moment que le port du masque soit obligatoire dans certains endroits comme les supermarchés. Ce n’est pas dans nos coutumes mais on doit s’y mettre pour protéger les autres », confie un des producteurs de masques.

Le Maroc a déclaré l’état d’urgence sanitaire et le confinement dès vendredi 20 mars à 18 heures, afin de contenir la propagation du Covid-19, alors que le pays a enregistré son premier cas positif le 2 mars. Le gouvernement a très vite décidé d’une série de mesures, qui n’ont été mises en place dans des pays européens qu’au stade 2 ou 3 de la pandémie. Aujourd’hui en démocratisant le port du masque, les pouvoirs publics anticipent déjà le déconfinement.

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