Automobile

Mobilité propre : quand l’électrique grille la politesse au diesel en France

Doit-on croire que les véhicules électrifiés sont à même de prendre le pas sur leurs homologues à moteur thermique (essence ou diesel) ? Manifestement oui ; en tout cas en France, comme en attestent les chiffres communiqués récemment par le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). De là à se dire que dans le Royaume, une tendance similaire pourrait prendre forme et supplanter à long terme le diesel, ce n’est pas si sûr.


Toujours selon la même source, la part des ventes des voitures diesel dans le segment des véhicules particuliers neufs a représenté à fin janvier dernier 25,3%. En revanche, la part de marché des véhicules électrifiés s’est révélée sensiblement supérieure, de l’ordre de 25,7%, durant la même période. Pour le seul segment des véhicules hybrides, ce même marché automobile français a affiché un record de ventes à fin janvier dernier, en progression de 22,4%.

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Faut-il se souvenir qu’en 2016, le diesel représentait en France plus d’une vente sur deux, soit 52% de parts de marché quand celui des voitures électrifiées n’atteignait seulement que 3,9%. Il faut dire que plusieurs dispositions à la fois avantageuses et contraignantes ont été déployées par le gouvernement français pour inciter à l’achat de véhicules peu polluants.

Ainsi, l’État français offre des aides financières, dont un bonus écologique allant jusqu’à 7 000 euros, assortis d’une prime à la conversion qui peut atteindre 5 000 euros. A cela s’ajoutent des subventions versées par certaines collectivités locales de l’ordre de 6 000 euros. Et ce n’est pas tout puisque le diesel devrait continuer à baisser en termes de volume à cause du malus écologique renforcée.

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Même la plupart des constructeurs automobiles ont pris le pli d’une mobilité plus respectueuse de l’environnement, clouant au pilori leur bon vieux diesel qualifié de polluant, et préférant miser sur l’hybride, le rechargeable, ou le tout électrique.

Si l’on s’en tient aux chiffres relatifs à la part de vente par type de motorisation dans le Royaume à fin 2020 (source AIVAM), le diesel représente 92,5% des ventes, l’essence 6,7% et les véhicules électrifiés 0,9%. Dans le détail, les ventes de véhicules hybrides reculent de 28%. Auquel cas, la route à parcourir dans le Royaume est encore longue pour faire des véhicules propres un segment automobile porteur.

 
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