Phosphates

OCP : cent bougies éteintes

1920-2020 : OCP est un colosse bien enraciné. En effet, ce groupe national et mondial vient de fêter son centenaire. C’est un siècle d’existence en tant qu’entreprise publique avec un sous-sol qui date depuis plusieurs millions d’années. Aujourd’hui, OCP est une marque mondialement connue et reconnue, grâce à ses travailleurs, depuis le premier coup de pioche, un mois de mars 1921, près de la ville de Khouribga.


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En effet, c’est là qu’est né le prolétariat marocain au sens moderne, en pleine période coloniale. L’odeur de la poudre et du sang se répandait encore dans les montagnes du Rif, avec le héros national Abdelkrim El Khattabi. Au début, et pendant longtemps, l’activité de l’OCP était réduite principalement à l’extraction de la roche et à son exportation à travers le port de Casablanca, première cité ouvrière au Maroc. Ce n’est qu’après l’indépendance, plus exactement en 1960, avec le gouvernement Abdellah Ibrahim, que sera créée Maroc-Chimie, première usine de fabrication d’engrais au Maroc. Seize ans plus tard, en 1976, immédiatement après la Marche Verte, l’extension des activités de transformation industrielle se fera avec Phosphore I et Maroc Chimie II. En 1981, démarre Maroc Phosphore II, et, en 1986, le complexe de Jorf Lasfar sera inauguré. Ce dernier est actuellement la plus grande plateforme industrielle au monde.
A partir de 1990, l’OCP prendra une envergure internationale, ciblant l’ensemble des continents. Au cours des 20 dernières années, la stratégie du Groupe OCP sera axée sur le développement des activités industrielles de transformation à grande valeur ajoutée et la diversification internationale des clients, avec une priorité au continent Africain où des investissements stratégiques ont été engagés. Cette stratégie a commencé à donner ses fruits.

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Au niveau national, OCP a développé ses dimensions sociale, solidaire, environnementale et citoyenne, s’inscrivant ainsi pleinement et concrètement dans le développement durable.
Sa nouvelle force réside actuellement, en particulier, dans l’appui au développement de la recherche scientifique appliquée. En effet, l’avenir du groupe se dessine à travers les nouvelles générations capables de prendre la relève, générations formées dans l’Université Mohamed VI Polytechnique, créée en 2017, ainsi que dans les écoles de développement informatique « 1337 », à Khouribga, et « Youcode », à Youssoufia. C’est aussi le cas du lycée d’excellence de Benguérir ( Lydex) qui est monté cette année sur le podium, avec 21 candidats admissibles à Polytechnique, en France. C’est là un axe profondément stratégique devant permettre une accumulation d’expertise et une capacité d’innovation

 
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