Export

L’ASMEX prospecte les opportunités d’affaires au Japon

L’Association Marocaine des Exportateurs (ASMEX) a organisé un webinaire intitulé « Doing Business in Japan », en partenariat avec le cabinet Harvard Consulting. 


La rencontre sonne la reprise du cycle de webinaires « Doing Business » initié par l’ASMEX. Une occasion pour les adhérents de l’Association de découvrir de nouveaux pays ouverts aux investissements étrangers et en savoir plus sur les diverses opportunités qu’offrent ces marchés. Pour cette rentrée, c’est le Japon qui est à l’honneur avec l’intervention de deux experts internationaux spécialistes du marché japonais, à savoir, Fabien Debaecker et Frederik Delsart, du cabinet de conseil PMC basé à Tokyo.

« Le Japon est la 3e économie mondiale. C’est un marché très intéressant pour ceux qui se donnent la peine d’y accéder car c’est un marché très exigeant et difficile d’accès. Mais très important pour les exportateurs compte tenu de sa dimension locale et internationale. C’est un marché grandissant et qui a en même temps une grande influence sur le marché asiatique », a commencé par préciser Fabien Debaecker. Il a ensuite souligné les exigences du marché japonais pourtant très attrayant par son ouverture et sa constante croissance.

Lire aussi | Washington réitère son engagement à accompagner l’agenda de réformes de SM le Roi

De son côté, Frederik Delsart a fait valoir les avantages du Japon, et de son marché en relevant un taux de chômage qui ne dépasse pas les 2,3% alors que le PIB de certaines villes comme Tokyo et Nagoya sont équivalents à des PIB de grandes nations comme la Russie et la Corée du Sud. Durant leur intervention, les spécialistes qui ont animé le webinaire ont mis en exergue les avantages du marché japonais qu’ils décrivent comme un marché rémunérateur avec un bon retour sur investissement, mais aussi un marché « créateur de tendances pour le reste des marchés asiatiques ».

En effet, le Japon est le 18e client du Maroc en termes d’exportations avec environs 299 millions de dollars, selon les chiffres de l’ambassade marocaine au Japon. Vu du Japon, ce chiffre fait du Maroc le 26ème fournisseur du pays. La marge est grande donc pour les exportateurs désirant découvrir de nouveaux marchés, prometteurs et rentables tant que le pays du soleil levant note un besoin au niveau de l’Agriculture, la Pêche, ou encore le cuir, le prêt-à-porter et les cosmétiques. Le Maroc est le 2ème partenaire commercial du Japon en Afrique. Les relations commerciales entre le Maroc et le Japon représentent 4,5% des échanges entre le Maroc et l’Asie et 2,7% des échanges entre le Japon et l’Afrique.

Lire aussi | Câblage. Un équipementier américain débarque à Oujda

Au niveau de l’agriculture, l’autosuffisance du Japon est limitée (40%) puisque 12% du territoire seulement est reservé à l’agriculture. Le prêt à porter présente également une aubaine pour les exportateurs marocains. En 2015, le marché japonais s’élevait à 49,55 milliards d’euros. Selon le Yano Research Institute, le marché pour les produits des marques étrangères d’habillement et d’accessoire a atteint 8,5 milliards d’euros en 2013. Le marché des ventes de vêtements sur Internet est prospère, il croît rapidement et présente nombreuses opportunités.

Les exportateurs marocains du cuir ont également des opportunités à saisir au Japon, puisque le pays est le 11e importateur mondial de la matière (1,6% des importations du pays). Le besoin du Japon en termes de produits cosmétiques se caractérise par la grande consommation des Japonais (3e marché mondial, 19,4 milliards de dollars). Actuellement, la France est le premier fournisseur du pays (35% des importations) avec une tendance vers les produits bios. Là encore le potentiel est important pour les exportateurs marocains.

Lire aussi | Intelcia IT Solutions renforce son offre dédiée aux opérateurs télécoms

Néanmoins, le Japon reste un marché très exigent en termes de qualité. « Quelques acteurs économiques ont vu leurs marchandises faire le chemin retour à cause d’un soucis d’emballage comme une rayure ou une petite éraflure, bien que leur produit soit d’une très grande qualité » a noté Frederik Delsarte qui rappelle que le Maroc demeure le 2e partenaire commercial du Japon en Afrique.

Lien du webinaire :

 
Article précédent

Câblage. Un équipementier américain débarque à Oujda

Article suivant

Washington réitère son engagement à accompagner l’agenda de réformes de SM le Roi