Enseignement

OCDE : la crise sanitaire aggrave les inégalités

La Commission Intelligence Economique de la CGEM a publié, le 8 septembre 2020, un « Executive Summary » récapitulant les principales conclusions découlant de l’observation des indicateurs OCDE établis sur le système d’éducation dans le monde, dans le contexte actuel de la pandémie mondiale.


Il fallait s’y attendre. La crise sanitaire à l’origine de perturbations, voire des arrêts d’activités économiques, s’est muée en crise économique majeure et certainement durable. Ainsi, dans les perspectives les moins sombres, la récession économique mondiale devrait atteindre 6%, en 2020, avec un taux de chômage moyen pour les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dépassant les 9%. Et le secteur de l’éducation n’y a pas échappé. La durée d’interruption de la scolarisation, au cours du premier semestre 2020, a été d’au moins 10 semaines, dans la plupart des pays de l’OCDE.

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Cette situation est vécue difficilement surtout par les élèves défavorisés socialement. L’enseignement professionnel a été encore plus durement touché, ce qui devrait inévitablement affecter l’évolution du taux d’emploi. Dans les pays de l’OCDE, plus le niveau de formation est faible, plus le taux de chômage augmente, compte tenu de la tendance au développement rapide des nouvelles technologies observée au cours des deux dernières décennies.

Crise sanitaire et crise économique aggravent les inégalités

Les femmes, en général, sont plus exposées au chômage, en plus des inégalités salariales qui persistent entre les sexes. Par ailleurs, les dépenses d’éducation par élève ou étudiant, du primaire au supérieur, s’élèvent, en moyenne, à 11.200 dollars. Elles sont plus élevées de 1500 dollars au niveau des filières professionnelles. Les dépenses d’éducation annuelles, par élève ou étudiant, représentent, en moyenne, 23% du PIB par habitant (Chiffre 2017). Ainsi, en 2017, les pays de l’OCDE ont consacré en moyenne 4,9% de leur PIB pour financer les établissements d’enseignement (au Maroc, ce taux est de 4,4%, en 2020). Le secteur privé, dans les pays de l’OCDE, au niveau de l’enseignement supérieur, représente 1/3 des dépenses, soit 0,4% du PIB. Le budget total de l’éducation, pour l’ensemble des niveaux (primaire, secondaire et supérieur), représente 11% des dépenses publiques, avec une variation de 7% à 17% pour l’ensemble des pays de l’OCDE.

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