Dans une vidéo (versions arabe, amazigh et français) diffusée sur sa chaîne officielle YouTube, Bank Al-Maghrib (BAM) revient en détails sur la décision de ramener à 0,5% le plafond de la commission appliquée par les banques et les établissements de paiement pour les transactions effectuées par carte bancaire marocaine sur le territoire national.
Intitulée « Les avantages des moyens de paiement électroniques », la vidéo pédagogique est surtout une manière d’encourager les citoyens à utiliser ces canaux pour limiter la circulation du cash. Le récit insiste, tout particulièrement, sur le fait que c’est la banque centrale qui est chargée de veiller à la sécurité des systèmes de paiement au Maroc, y compris ceux liés à la carte bancaire. Il est vrai qu’un bon nombre de personnes hésite encore à l’utiliser pour régler leurs achats par peur de se faire arnaquer ou à cause d’un manque d’information.
La mesure est entrée en vigueur à partir du 1er octobre dernier, après un premier encadrement desdites commissions fixé à 0,65 % en octobre 2024. Avant cette date, il n’y avait aucun plafond et le marché se caractérisait par le monopole d’un seul opérateur. Grâce à l’intervention du Conseil de la Concurrence et de BAM, les commissions ont été réduites substantiellement. Mieux, la nouvelle tarification prévoit un plafond spécifique de 0,15% pour les commerces de proximité et les paiements gouvernementaux.
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Pour illustrer le mécanisme, BAM prend l’exemple d’un achat réglé par carte chez un boulanger. Le montant est d’abord débité du compte du client, puis transféré à celui du commerçant, après déduction d’une commission au profit de l’établissement de paiement qui fournit le terminal de paiement électronique (TPE).
La commission couvre notamment le coût des moyens techniques mis à la disposition du commerçant, le traitement des opérations et d’autres services. La banque du client, émettrice de la carte, perçoit pour sa part une commission de 0,15 % lorsque le commerce relève de la catégorie des commerces de proximité, et de 0,5 % dans les autres cas.
Selon la banque centrale, cette évolution profite à l’ensemble des acteurs. Le commerçant voit ses charges diminuer, ce qui l’incite à accepter les paiements par carte quel que soit le montant, et peut ainsi stimuler ses ventes sans dépendre des liquidités disponibles en boutique. Le consommateur, lui, pourra trouver des TPE dans un plus grand nombre de points de vente, gagnant en temps et en confort dans ses transactions quotidiennes.
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Le niveau élevé des commissions a longtemps constitué l’un des principaux freins au développement du e-paiement dans le Royame. Leur révision est une bonne nouvelle pour le marché du paiement électronique par carte, qui vit au rythme d’une véritable métamorphose entamée il y a deux ans, quand le Conseil de la Concurrence a sifflé la fin du monopole du Centre monétique interbancaire (CMI).
Depuis, le Conseil, en parfaite coordination avec BAM, veille à la mise en œuvre des engagements souscrits par le CMI et ses banques actionnaires visant à renforcer le fonctionnement concurrentiel de ce marché.