Les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran continuent de susciter une vague de réactions internationales. La Russie dénonce une «agression armée préméditée et non provoquée», tandis que la Norvège estime que ces attaques ne sont «pas conformes» au droit international. Le Pakistan parle d’«attaques injustifiées» et appelle à stopper l’escalade.
En Europe, Ursula von der Leyen appelle à une «retenue maximale» et insiste sur la sûreté nucléaire. La cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas, juge la situation «périlleuse» et demande la protection des civils. Le Royaume-Uni met en garde contre un conflit régional plus large. L’Espagne rejette à la fois «l’action militaire unilatérale» des États-Unis et d’Israël, et «les actions du régime iranien», exigeant une désescalade immédiate. Emmanuel Macron appelle à une réunion urgente du Conseil de sécurité de l’ONU et affirme que la parole doit être «rendue au peuple iranien». Les Pays-Bas et la Suisse exhortent également à la retenue et au respect du droit international. L’Union africaine appelle pour sa part à un «dialogue soutenu» pour éviter d’aggraver l’instabilité mondiale.
Toujours est-il que le bilan s’alourdit en Iran : une frappe attribuée à Israël contre une école a fait au moins 51 morts, selon les médias officiels. L’armée israélienne a indiqué que plusieurs projectiles tirés depuis l’Iran avaient touché différentes zones du pays. Téhéran a par ailleurs ciblé plusieurs capitales du Golfe, provoquant des explosions à Riyad, Abou Dhabi, Doha, Dubaï, Koweït et Manama, où une base navale américaine a été touchée. Aux Émirats arabes unis, un civil a perdu la vie après avoir été atteint par des débris de missiles lors de la première vague d’attaques. Une seconde salve a ensuite été interceptée, des débris tombant sur Abou Dhabi sans faire de blessés. La Croix-Rouge internationale alerte sur une «réaction en chaîne dangereuse» et rappelle que les infrastructures civiles doivent être épargnées.
Des condamnations et mises en garde qui traduisent la crainte d’un embrasement régional, alors que les ripostes iraniennes et les tensions au Moyen-Orient s’intensifient.