Au terme du Forum sur les solutions d’investissement et de financement pour l’avenir ferroviaire de l’Afrique, tenu à l’initiative de l’ONCF et de l’Union Internationale des Chemins de fer (UIC), les 14 et 15 octobre à Rabat, les participants ont lancé une coalition internationale appelée MoveCredits, en vue de lever les fonds nécessaires au renforcement du rail et des transports publics.
Cette alliance vise à faciliter l’accès aux marchés carbone et à mobiliser de nouvelles ressources pour financer la mobilité durable, selon un communiqué conjoint de l’ONCF et de l’UIC, qui ont réuni, dans la capitale marocaine, opérateurs ferroviaires et de transport public, industriels, acteurs financiers, gouvernements, experts techniques, représentants du monde académique et organisations internationales,
Elle aura notamment pour mission de développer des méthodologies adaptées aux marchés carbone appliqués au rail et aux transports publics, de renforcer les capacités des acteurs, de favoriser la coopération technique et le partage de connaissances, et d’accompagner des projets pilotes susceptibles de démontrer concrètement le potentiel de ces nouveaux mécanismes de financement, fait savoir le communiqué.
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Les premiers axes de travail porteront sur les transports collectifs urbains, la grande vitesse ferroviaire et le report du fret de la route vers le rail, avec une attention particulière accordée à la valorisation des réductions d’émissions générées par le report modal.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité des travaux engagés par l’UIC sur la mobilisation des marchés carbone au service de la mobilité durable et entend désormais fédérer un cercle élargi d’acteurs ferroviaires, financiers, techniques et institutionnels autour de cette dynamique.
Au niveau africain, le Forum de Rabat, qui a rassemblé plus de 250 participants de 20 nationalités, dont des représentants de 10 réseaux ferroviaires, a adopté la Déclaration de Rabat qui encourage notamment le recours au financement mixte, aux partenariats public-privé, aux mécanismes de garantie, aux financements climatiques et liés à la durabilité, à la captation de la valeur foncière ainsi qu’aux modèles d’aménagement orientés vers les transports collectifs.
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En parallèle, elle souligne la nécessité de renforcer la préparation des projets et les capacités institutionnelles, tout en appelant à une meilleure intégration du rail et des transports publics dans les cadres de financement climatique, notamment les Contributions Déterminées au niveau National (CDN) et les Plans Nationaux d’Adaptation.
Dans son intervention à l’ouverture du Forum, Mohamed Rabie Khlie, Directeur général de l’Office national des chemins de fer (ONCF), a relevé que le financement demeure un défi majeur pour le développement ferroviaire en Afrique, appelant développer des mécanismes innovants pour bâtir des modèles de financement durables, adaptés aux réalités de chaque pays.
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M. Khlie, président de l’UIC pour la Région Afrique, a fait part, à cet effet, des progrès accomplis en la matière par le Maroc, où le secteur ferroviaire connaît une « transformation majeure » et s’apprête à franchir un nouveau palier avec un programme d’investissement historique dépassant les 10 milliards d’euros à l’horizon 2030.