A Nouaceur, Midparc veut passer du statut de zone industrielle aéronautique performante, à celui de référence continentale. Avec Safran, Airbus, Pratt & Whitney, Hexcel ou encore Eaton dans son écosystème, le site prépare une nouvelle phase d’expansion, portée par une demande d’implantation qui ne cesse de progresser.
Développé en partenariat avec la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG), Midparc change progressivement de dimension. L’arrivée récente de Safran, avec un complexe de 17 hectares consacré à l’assemblage et à la maintenance des moteurs LEAP, ainsi que l’implantation d’une unité dédiée aux trains d’atterrissage, témoignent du déplacement du curseur vers des activités aéronautiques critiques.
Lancé en présence de S.M. le Roi Mohammed VI en octobre 2025, le complexe Safran doit notamment accueillir des activités liées au moteur LEAP, qui équipe une grande partie des monocouloirs récents d’Airbus, de Boeing et de Comac, ainsi qu’un centre mondial de maintenance.
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A proximité, Safran Landing Systems développe une unité consacrée aux trains d’atterrissage de la famille Airbus A320. Ces deux implantations représentent plusieurs milliards de dirhams d’investissement et doivent générer plusieurs centaines d’emplois qualifiés à terme.
Une extension pour absorber la demande
Cette montée en gamme intervient, alors que Midparc approche de la saturation. Étendu sur plus de 125 hectares aux portes de l’aéroport Mohammed V, le parc fait face à une demande d’implantation particulièrement soutenue. Les sollicitations seraient aujourd’hui près de trois fois supérieures au niveau habituel, portées notamment par l’arrivée ou l’expansion d’acteurs sous-traitants dont Safran, Airbus, Pratt & Whitney…, les extensions prévues de Hexcel et Eaton, ainsi que par les perspectives liées au futur écosystème de sous-traitance de Boeing au Maroc.
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Une extension de 44 hectares est ainsi envisagée, afin d’accompagner cette dynamique et de répondre à une demande qui concerne désormais des activités à plus forte valeur ajoutée.
Un modèle agile
La force de Midparc, réside également dans son business-model unique immobilier et industriel. Pour les grands groupes, Midparc assure une maîtrise d’ouvrage déléguée permettant la construction d’usines en pleine propriété. Pour les sous-traitants, elle développe directement les unités avant de les proposer dans le cadre de contrats de location longue durée, et dans les deux cas, Midparc garantit aux industriels les possibilités d’extension.
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Les entreprises qui s’installent dans cette zone peuvent accéder à des ateliers relais en attendant la construction de l’usine définitive. De quoi permettre aux industriels de s’installer rapidement, sans supporter immédiatement le coût de l’usine au démarrage du projet. Ce dispositif permet également de réduire le temps nécessaire au démarrage des activités. Une entreprise peut commencer par occuper un atelier provisoire, recruter ses premiers collaborateurs, former ses techniciens à l’Institut des Métiers de l’Aéronautique (IMA), situé face au parc, puis transférer progressivement ses équipes et ses équipements vers son usine définitive. Cette souplesse constitue un avantage dans un secteur où la rapidité d’exécution est devenue un facteur déterminant.