Après les positions de soutien exprimées par de nombreux pays à l’occasion de l’Assemblée générale de l’ONU, le Maroc a reçu des appuis significatifs devant la 4e Commission des Nations unies, à quelques jours du début des réunions annuelles du Conseil de sécurité sur la question du Sahara.
Du Golfe à l’Amérique latine, l’initiative marocaine d’autonomie s’impose comme l’unique option sérieuse pour mettre un terme à ce différend régional, tel que stipulé dans la résolution 2797 du Conseil de sécurité 2797, adoptée le 31 octobre 2025. Celle-ci appelait les parties à discuter, sans préalable, sur la base de cette proposition, en vue de parvenir à un règlement politique définitif.
Devant la fameuse 4e Commission, où les séparatistes du polisario ont perdu beaucoup de terrain ces dernières années et ne sont plus soutenus que par une poignée de pays déjà hostiles au Royaume, les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont réaffirmé, vendredi à New York, leur « position constante de soutien à la marocanité du Sahara » et à « l’initiative marocaine d’autonomie ».
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Au nom des pays du CCG, dont le poids n’est plus à démontrer sur la scène internationale, la représentante du Bahreïn a salué l’adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité qui « consacre l’initiative marocaine d’autonomie comme tournant décisif vers une solution réaliste, viable et durable » à ce différend artificiel.
Les pays du Conseil de coopération du Golfe réitèrent, en outre, leur soutien aux efforts menés sous l’égide des Nations Unies pour parvenir à une solution définitive à ce différend « dans le respect de la souveraineté du Royaume du Maroc et de son intégrité territoriale », a souligné la diplomate devant les membres de la commission.
En Amérique latine, dont plusieurs pays ont fait un revirement favorable au Royaume et abandonné leur soutien au polisario, l’Équateur a réaffirmé son soutien au plan d’autonomie, estimant qu’il s’agit de l’unique proposition « sérieuse, crédible et réaliste » pour avancer vers un règlement durable.
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Le représentant de l’Équateur a encouragé les parties à « participer de bonne foi et sans conditions préalables » aux négociations facilitées par le Secrétaire général de l’ONU et son Envoyé personnel, en se basant sur l’initiative marocaine afin de parvenir à une solution “définitive et mutuellement acceptable” à ce différend régional.
Le Chili, un pays respecté dans cette partie du monde, a réitéré son soutien à la souveraineté du Royaume du Maroc « sur la totalité de son territoire, y compris la région du Sahara », ainsi qu’au plan d’autonomie présenté par le Maroc pour parvenir à un règlement définitif à cette question.
Le Chili « considère la proposition d’autonomie présentée par le Maroc en 2007 comme une solution politique juste, durable et mutuellement acceptée, conforme aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies », a déclaré sa représentante du Chili devant la 4e Commission de l’Assemblée générale de l’ONU.
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Pour sa part, le Salvador, un pays qui est en train de retrouver toute sa place sur la scène internationale, a renouvelé son soutien aux efforts déployés par le Maroc en vue de parvenir à une solution « réaliste, politique, pragmatique et durable au différend régional » autour du Sahara marocain.
Dans sa déclaration, la représentante salvadorienne a souligné que l’initiative marocaine d’autonomie constitue “un élément fondamental” des efforts visant le règlement de ce différend, saluant les efforts de l’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU visant à faciliter le processus politique.
Dans le programme de travail provisoire d’octobre, la présidence grecque du Conseil de sécurité a prévu trois réunions pour examiner la question du Sahara. Les membres entendront, les 7 et 8 de ce mois, un exposé sur le rapport annuel du secrétaire général de l’ONU, qui devrait être présenté par Alexander Ivanko, chef de la MINURSO, et Staffan de Mistura, Envoyé personnel du secrétaire général.
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Outre le renouvèlement du mandat de la MINURSO, qui arrive à échéance le 31 octobre, la majeure partie des membres du Conseil de sécurité soutiennent clairement la souveraineté du Maroc sur l’ensemble de son territoire, y compris le Sahara, à savoir les États-Unis, en tant que porte-plume sur le dossier, la France (membre permanent), Bahreïn, la Colombie, la RD Congo, le Liberia et le Panama.
Le Royaume-Uni (membre permanent), le Danemark, la Grèce et la Somalie sont plus enclins à appuyer le plan d’autonomie marocain, tandis la Chine et la Russie, les deux derniers permanents jouissant du droit de veto, semblent adopter une position de neutralité.
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La Lettonie devra normalement s’aligner sur la position des pays occidentaux, au moment où le Pakistan se trouve dans une situation embarrassante, au regard de ses relations amicales avec le Royaume, mais, en même temps, il voit d’un mauvais œil la formule d’autonomie, qui risque d’affaiblir les revendications d’autodétermination au Jammu-et-Cachemire, qui sont au cœur de son conflit territorial avec l’Inde.